Comme s'ils étaient beaux... de Fred Paronuzzi.

De cet auteur, j'ai lu il y a longtemps "10 ans 3/4". Le souvenir était bon, alors quand j'ai eu l'opportunité de rencontrer l'auteur en novembre, je lui ai fait dédicacé celui -là.
Ce roman se déguste comme un bonbon : pas une guimauve, non, plutôt un Arlequin, vous savez les bonbons muticolores acidulés.
D'un côté Rose, 46 ans vit aux Etats Unis. Orpheline et ex femme battue, elle a noyé son corps dans le gras et quand elle croit rêver, elle pince sa cellulite ! Elle a la nausée d'elle même.
De l'autre, Jeremie, en mi temps thérapeutique dans un CDI, suit une thérapie culinaire et aime faire la planche au milieu des femmes enceintes.
Ces deux là vont se rencontrer. Rose va héberger Jeremie qui accompagne ses élèves de BTS qui effectuent un stage dans une usine de bonbons. Les physiques ne sont pas faciles, les passés sont bien chargés et douloureux mais ça va fonctionner ! Entre ces deux là le courant passe, c'est presque évident.
Pour le reste je vous invite à ouvrir ce roman. J'ai souri et même ri, j'ai rempli l'ouvrage de petits papiers pour pouvoir relire les belles expressions de l'auteur ! Poids, trop léger ou trop lourd, désir d'enfant, deuil, résilience, ces thèmes sont abordés avec humour et une certaine poésie.
Un livre qui fait du bien !!!
Une citation ou deux en passant puisque c'est le jour :
" le vendredi, je termine ma semaine au CDI. Avec du soutien scolaire pour Clinis. Clinis se prénomme ainsi en hommage à Clint Eastwood. Sa maman le jugeait si bel homme , ce comédien, qu'elle n'a pas songé à vérifier l'orthographe de son nom dans le programme télé (Clinis Wood, franchement...)"
"Avec des si...C'est un peu exaspérant, cette façon que j'ai d'en flanquer à chaque détour de mes regrets, comme une ponctuation. La vie, dans l'idéal, faudrait se l'avaler quel que soit son goût, sans une grimace."
"Je pense trop, c'est ma croix. Puis je bouffe trop. Je pense moins lorsque je bouffe. Et plus du tout quand je me gave devant mon petit écran. Le câble, c'est cinquante cinq chaînes (au bas mot), des films d'amour formatés pour des gens sans amour, des journaux télévisés qui ont la consistance d'un clip de MTV. Mes crackers au paprika, c'est 23 % de matières grasses. Je feuillette des magazines de diététique puis je bâfre à m'en rendre malade. Je regarde la télé 4h par jour mais je n'apprends rien. Je grossis."
Je m'arrête sinon je recopie le livre, oui, à ce point !
Pour Cuné "à lire d'une traite pour se remonter le moral", "Baume pour le coeur" pour Laurence qui vous donne à lire un extrait et trouve que "la musique de Fred Paronuzzi nous fait rapidement oublier l'apparente simplicité de son intrigue"