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Les facéties de Lucie
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21 mai 2011

"Totally Killer" de Greg Olear : jusqu'où iriez vous pour obtenir le poste de vos rêves ?

Photo_429Livres en ligne, Libfly, la bibliothèque communautaire

D'abord je tiens à remercier Libfly et les éditions Gallmeister qui m'ont envoyé ce roman qui est le premier de Greg Olear. Il est admirablement traduit par François Happe (on oublie trop souvent les traducteurs/trices !) Et je l'ai beaucoup aimé !!!

C'est l'histoire de Taylor Schmidt, réduite au silence par une balle dans la tête, qui nous est contée par Todd, acteur raté, grand brun dégingandé de 26 ans à la tignasse bouclée et au nez épaté et cassé.

En 1991, Taylor devient non seulement sa colocataire mais également "la muse nocturne de ses fantasmes masturbatoires" quand elle le considère juste comme "l'utime recours, genre en cas d'urgence briser la vitre". Taylor est le sexe incarné, brune aux yeux verts, son charme est magnétique.

Quand elle débarque dans la Grosse Pomme, c'est pour y trouver le job de ses rêves. Ce n'est pas ce que lui propose les agences de placement dans lesquelles elle se rend. Jusqu'à ce que la providence glisse dans sa boite aux lettres un fly faisant la pub d'une agence pas comme les autres, l'agence Quid Pro Quo, qui propose des jobs pour lesquels on tuerait.

Séduite par le gourou dirigeant cette entreprise, Asher Kung, et par la proposition : elle choisit le job de ses rêves, mène elle-même l'entretien et si le job lui plait il est à elle, elle touche son rêve du doigt : devenir éditrice.

Trop beau pour être vrai ?! Il y a un prix à payer pour réaliser son rêve. Un drôle de remboursement. La belle va également transformer la vie de Todd en aventure digne d'un roman d'espionnage mêlant complot et meurtres.

Mon avis : Un roman qui m'a emballé. Je n'y ai pas trouvé les longueurs que lui reprochent les autres lecteurs. Le début du roman est une façon pour le narrateur de nous replacer dans le contexte. En 1991, les portables ont la taille d'une boite à chaussures, Internet et facebook n'existent pas, Kurt Cobain chante Nevermind et Bryan Adams "everything i do", l'Union soviétique se disloque et Bush lance l'opération Tempête du désert.

Dans Départs anticipés de Christopher Buckley, on poussait les babyboomers au suicide pour ne pas avoir à payer leur retraite, ici on les tue pour prendre leur place au travail. Drôle de licenciement ! et encore une critique en règle de notre société qui en prend pour son grade au passage !

Plus que l'histoire elle même (originale), ce que j'ai aimé dans ce roman noir c'est le style, le ton, l'humour, l'ironie et le sarcasme. Todd, témoin de sa génération et de l'histoire farfelue d'une nymphomane dans laquelle il s'est finalement retrouvé embarqué, est peut être un acteur raté qui ne finit pas l'écriture de ses scénarios mais il est un narrateur dont le franc parler masculin, l'autodérision, l'humour noir et l'ironie mordante donne un second degré qui fait tout l'intérêt de ce thriller. Jubilatoire !

Pour Amanda "un polar au style trempé dans l'acide, celui de l'amertume d'une jeunesse désabusée et prête à tout pour vivre ses rêves, qu'ils soient professionnels ou amoureux. Et même si, pour réussir, il faut vendre son âme au diable."

Pour Stéphie "un roman à ne manquer sous aucun prétexte, on s’y régale de bout en bout." 

Saxaoul a "beaucoup apprécié l'humour grinçant et les critiques acerbes de notre société."

Pour Tamara "Greg Olear sait raconter une histoire – et l’on se fiche qu’elle soit invraisemblable ou que certains points secondaires restent sans réponse" 

Le site du roman

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Commentaires
L
@miss alfie : ah il y a même l'adaptation ciné !!
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L
@miss alfie : je connais pas "le couperet" je vais jeter un oeil en librairie
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M
C'est vrai que c'est un bouquin à lire, à découvrir pour son originalité... Pour ma part, j'ai déjà noté "Le couperet" de Westlake, qui reprend a priori la même thématique.
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L
@gwen : je pense que tu apprécieras, oui !
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G
Je l'ai repéré et s'il y a de l'humour très noir dedans, je le surligne!
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