29 août 2010
les polars nordiques se suivent et ne se ressemblent pas...
Il y avait pourtant de bons ingrédients dans ce polar suédois :
- Un beau décor : une ville paisible de l'île de Gotland
- Une épidémie de fièvre transmise par un pigeon hongrois, résistante aux traitements disponibles, obligeant les pouvoirs publics à mentir et semant la mort et la panique chez les habitants.
- Une série de meurtres inexpliqués
- Un flirt entre le courageux médecin, Jonathan Eriksson et l'enquêtrice Maria Wern
- Un docteur Maboule qui vend des placebos sur internet et en profite pour traîner sur les sites de rencontre
Mais il y a quelques râtés et des clichés :
- Trop d'importance donnée à l'épidémie et à sa gestion chaotique
- Trop peu de suspens voire pas du tout malgré l'ambiance film catastrophe, amateurs de suspense haletant s'abstenir
- Trop de personnages juste effleurés (à la différence de Camilla Läckberg qui parvient à leur donner plus d'épaisseur) : je m'y suis noyée et n'ai pas réussi à m'accrocher à quelqu'un d'autre qu'à Jonathan et Maria.
- Un dénouement peu captivant : une machination sordide et quelque clichés sur l'industrie pharmaceutique, la sécurité sociale et la biométrie.
Bilan : en demi teinte. Je n'ai pas été happée par l'histoire, j'y ai trouvé quelques longueurs. J'ai toutefois aimé le personnage de Maria, fraichement divorcée, armée d'un bouclier anti-sentiments, qui enquête tout en étant morte d'inquiétude pour son fils placé en quarantaine.
Je remercie les éditions du livre de poche et Blog o book pour l'envoi !
Les avis de Cunéipage pour qui la mule est trop chargée, pour Le signet c'est un livre facile à lire sur fond de catastrophe sans supens et pour Val il se laisse lire sans plus.
L'inconnu du nord. Anna Jansson. 406 pages aux éditions du livre de poche.
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