"Au bonheur des dames"
Cela fait des semaines que je me dis : "non, ce billet je ne peux pas le bâcler : il faut que je replace le livre dans son contexte, que je lise la préface (j'ai horreur des préfaces) sur la naissance des grands magasins et les personnages dont s'est inspirés Zola dans son livre". Le temps passe et je n'ai toujours pas envie de réouvrir ce roman donc je me lance sans filet.
Ce fut pour moi une lecture bien poussive, j'ai frôlé l'abandon de lecture à plusieurs reprises notamment à cause des longues descriptions de tissus et dentelles et du rythme trop lent à mon goût. Je m'y perdais dans les bourgeoises sans toujours bien comprendre si l'une d'entre elles présentait un intérêt pour l'histoire.Je me suis raccrochée à cette pauvre Denise énervante à souhait, raillée par ses collègues, refusant l'amour tout en acceptant la promotion canapé. Et le propriétaire du bonheur des dames qui tourne en rond l'âme en peine ayant tout l'argent qu'il veut mais pas la femme qu'il aime..(évoquant la maxime : l'argent ne fait pas le bonheur , tout ça, tout ça).
Bon il est vrai que le thème de ce livre n'a pas pris un ride : le grand magasin est un monstre qui étouffe les petits commerçants. J'ai bien aimé également le passage sur les techniques de vente aujourd'hui encore utilisées.
Ma note : 6/10 car, malgré la richesse de l'écriture d'Emile Zola, je me suis souvent ennuyée ferme en venant même à sauter certains passages (ce que je fais très rarement).
Lu dans le cadre du Challenge ABC 2008 lettre Z