Soie d'Alessandro Baricco
Un samedi après le travail, ma collègue Karine sort du coffre de sa voiture une dizaine de bouquins dont elle ne sait plus que faire en vue de me les donner. Chic ! l'un d'entre eux est sur ma LAL depuis quelques mois. Vu notamment chez Lilly et Allie (pour elle : un coup de coeur) et récemment chez Loutarwen.
En ce moment je lis " la petite fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette" mais il est trop gros pour que je le trimballe dans mon sac à main (en plus c'est un coup à l'abîmer...). Sachant que j'allais avoir 1h de transport en commun, j'ai pioché dans les petits formats de ma PAL. Soie était donc ma parenthèse dans le thriller suédois. Il ne s'agit pas du tout du même genre.
142 pages. Ecrit par un auteur Italien né à Turin en 1958. 65 courts chapitres (c'est piégeux lorsque les chapitres sont courts car on ne peut plus lâcher le bouquin. On se dit à chaque fois : "allez encore un , il est court" et hop une heure après le livre est fini et on est en retard sur ce que l'on devait faire).
Dès le premier chapitre, on fait connaissance avec Hervé Joncour, 32 ans, habitant de Lavilledieu, marié à Hélène, sans enfants. Son père avait rêvé d'autres destins pour lui mais Hervé gagne sa vie en achetant et en vendant des vers à soie lorsqu'ils ne sont encore que des oeufs.
Nous sommes en 1861. "Flaubert écrivait Salammbô, l'éclairage électrique n'était encore qu'une hypothèse et Abraham Lincoln, de l'autre côté de l'Océan, livrait une guerre dont il ne verrait pas la fin".
Pour éviter les épidémies qui frappent les vers à soie, Hervé est obligé d'aller les acheter dans un pays qui est, à l'époque,à l'autre bout du monde :le japon. Après un long voyage , on lui bande les yeux pour le mener dans le village de celui qui lui vend les oeufs.
C'est là qu'il rencontre une femme dont "les yeux n'ont pas une forme orientale".Cette femme va le hanter nuit et jour même lorsqu'il sera aux côtés d'Hélène.
Il retourne au Japon chaque année pour son négoce mais aussi pour voir cette femme.
Poétique et sensuel, ce roman est singulier. Il exprime bien le temps qu'il passe. La moralité de cette histoire (que l'on peut presque lire comme un conte) : pas besoin d'aller chercher l'amour à l'autre bout du monde, il est parfois tout près.
Publié en France en 1997, ce roman est devenu un roman culte. Moins emballée que la moyenne des lecteurs (trices) je ne le classe donc pas dans mes coups de coeur.
Une question ouverte à tous : que signifie la calligraphie, japonaise je suppose, présente sur la couverture ?
Ma note : 2.5/5
j'ai décidé d'abandonner le mode petites étoiles pour ma notation. Quand je vais sur les blogs des autres j'apprécie la clarté dans la notation et mes étoiles franchement c'était pas le top. Je reste avec une notation de 1 à 5 mais je me tâte pour passer à une note sur 10, que me conseillez vous ? .