10 novembre 2009
"Mort d'un commis voyageur" d'Arthur Miller
Lecture rendue possible par Blog o book ( souvenez vous, ce lieu modeste qui recense les blogolectures, rempli de liens vers les billets des blogolectrices ! dit comme ça, ça fait un peu gogogadget de l'inspecteur Gadget, non ? excusez moi je craque en ce moment) et les éditions Robert Laffont.
Lu pour le challenge 100 ans de littérature américaine autrement nommé le challenge "yes, we can" lancé par boubou bouquine. Quand vous allez savoir que je m'engage à lire seulement 3 livres pour ce défi, vous allez me dire que je n'ai pas placé la barre bien haut pour un challenge avec un logo aussi imposant. C'est vrai mais boubou ne nous empêche pas de dépasser le nombre fixé au départ et puis je tire les enseignements de ma deuxième participation au challenge abc 2009 qui se termine dans moins de deux mois et que je n'ai toujours pas terminé...
"Mort d'un commis voyageur" est une tragédie qui a lieu dans les années 40 vers Brooklyn. Elle met en scène Willy Loman, Linda, sa femme, et leurs deux grands enfants Biff et Happy. Lorsque l'on se lance dans la lecture de cette pièce, on est d'abord désarçonné par le côté décousu du récit.
Willy a été toute sa vie "commis voyageur", commercial nomade, VRP si vous voulez. Aujourd'hui, à 60 ans, il n'est plus dans le coup (son fixe est supprimé, il n'est payé qu'à la commission pour sanctionner ses mauvais résultats) et ce constat le déprime. Il préfère mourir plutôt que de perdre sa dignité...Pendant toute la pièce, ses enfants, mais surtout son épouse, va tenter de lui maintenir la tête hors de l'eau, en vain. Willy est fatigué et fait une rétrospective de sa vie. On comprend alors ces ruptures dans l'histoire qui sont autant de retours dans son glorieux passé. Il semble par moment en perdre la raison.
J'ai trouvé cette pièce écrite en 1949 diablement actuelle par les thèmes qu'elle aborde.
Le diktat des valeurs matérialistes de nos sociétés (l'argent, l'apparence, l'efficacité) laisse au bord de la route des personnes, comme Willy, incapables de s'adapter à un monde des affaires qui évolue, incapable de rester performant.Il y a un côté "marche ou crève" dans cette pièce qui est toujours d'actualité. Cette idée qu'il faut toujours rester au top physiquement et moralement : être efficace, jeune et beau pour valoir quelque chose sur le marché du travail. Dans cette pièce, l'auteur évoque aussi le management par le stress qui pousse aujourd'hui des salariés vers l'épuisement moral, le burn-out,voire le suicide.
L'importance de la cellule familiale est soulignée également. Willy en a été tenu éloigné par ces déplacements professionnels incessants. Il n'a pas vu ses enfants grandir mais a tout fait pour qu'ils ne manquent de rien et aujourd'hui il ne sait pas s'il pourra subvenir aux besoins de sa famille.
Un grand classique du théâtre moderne que je vous recommande et qui donne à réfléchir...
03 mars 2008
Des souris et un rat
Rassurez vous, je ne vais pas, dans ce billet, vous raconter comment nous avons tué notre première souris, ni vous dévoiler sa photo, la tête dans la tapette (attention ! lorsque vous visitez une maison à vendre, la présence d'une tapette signifie que vos vendeurs ont déjà eu des souris même s'ils prétendent le contraire). Non, je souhaite vous parler de théatre et de cinéma.
DES SOURIS : Samedi soir, nous sommes allés voir la troupe scène en vie qui nous présentait "Des souris et des hommes" de Steinbeck. Le spectacle se passait à la Bastille et le prix du billet comprenaît la montée en bulle. C''est donc dans une pièce voutée toute en pierre que s'est déroulée la pièce. Je ne me souvenais plus que l'histoire était aussi glauque mais j'ai trouvé le jeu des acteurs très bon. J'ai eu un peu de mal a accrocher dès le début car la façon dont "la metteuse en scène" avait choisi de nous faire le portrait de l'Amérique de l'époque avant de rentrer dans l'histoire, ne m'a pas toujours emballée. Non pas parce que je n'aime pas le mélange chant et théatre mais parce que ce fut un peu long et que je ne voyais pas trop où elle voulait en venir. Globalement un pièce agréable à regarder en dépit du froid et de l'inconfort des bancs (le problème des rangées de bancs c'est qu'on est obligé de se contorsionner pour finalement ne pas voir grand chose, à moins d'être au premier rang). Cette troupe vaut le détour en tout cas ! A noter de très belles photos noir & blanc, mais je ne me souviens plus du nom de la photographe (j'vous dirai ça demain le nom est sur les flyers)
UN RAT : Dimanche soir, nous avons regardé "ratatouille" (prêté par aurélien). L'histoire d'un rat qui veut devenir cuisinier. C'est Walt Disney qui fait ça et c'est tout droit sorti des studios Pixar. Presque 2h de dessin animé.
Rémy (c'est le nom du rat) est passionné de cuisine et a un odorat plus développé que ses congénères (qui l'assignent au poste de déctecteur de mort aux rats). C'est en allant chaparder de la nourriture chez une vieille dame qu'il découvre que son idole (un chef illustre) est mort après avoir perdu une étoile (toute ressemblance avec un cuisiner connu est purement fortuite). Ce sont les égouts qui le mènent jusqu'au restaurant du chef décédé. Là Rémy va enfin pouvoir exercer ses talents de cuisinier. Je ne vous en dit pas plus, c'est en le regardant que vous comprendrez le choix du titre. Bref, nous avons passé un très bon dimanche soir. Je vous le conseille !! Pour voir des extraits c'est ICI !



