Les facéties de Lucie

La vie d'une luce, ses trucs et astuces, ses coups de gueule, ses coups de coeur.

28 novembre 2009

Oui, les fées existent !!

L'éducation d'une féeLe roman commence par un coup de foudre : Nicolas, créateur de jeux de société, tombe amoureux de deux personnes à la fois : une jolie blonde ornithologue et veuve de guerre, Ingrid, et son fils Raoul, 4 ans et demi. S'ensuit une vie à deux sans anicroche pendant 4 ans jusqu'au jour où Ingrid suggère qu'il vaut mieux que leur histoire s'arrête là. Pourquoi ? A t'elle rencontré quelqu'un d'autre ? a t'elle cessé de l'aimer ? Nicolas veut comprendre, il ne se résigne pas, ne baisse pas les bras. Il trompe son angoisse en achetant des choses inutiles au supermarché et c'est toujours vers la caisse de César qu'il se tourne, une jeune femme qui subit le harcèlement de son supérieur et dont la vie est loin d'être rose. César va incarner la fée qu'attend Raoul pour recoller les morceaux...

Un joli roman qui dit l'importance d'entretenir un monde imaginaire pour affronter la réalité.  Le club des rats de bibliothèque est sous le charme, conjuration des livres a aimé, leiloona a été transporté par le style.

Lu dans le cadre du challenge de Théoma : coeur_vs3

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17 octobre 2009

"la rêveuse d'Ostende" d'Eric-Emmanuel Schmitt

La Rêveuse d’Ostende Ayant adoré le recueil de nouvelles "odette toulemonde et autres histoires", je n'ai pas hésité lorsque j'ai vu "la rêveuse d'Ostende" sur les étagères de ma bibliothèque ! Je l'ai emprunté. Et une fois ouvert, je l'ai dévoré à très grande vitesse !!

Je suis encore une fois enthousiaste  mais je me rend compte, en allant chercher d'autres avis de lecteurs sur internet, que les lecteurs qui ont aimé ce livre ne sont pas très nombreux. Je trouve les critiques émises assez dures même si je peux comprendre que l'on n'accroche pas au style de cet auteur.

Pour ma part, c'est un coup de coeur.

5 histoires ayant un thème commun : l'imagination et son pouvoir dans nos vies.

Notre imagination nous joue parfois des tours. C'est le cas dans les histoires "crime parfait" et "les mauvaises lectures". Dans le premier récit, "crime parfait", une femme pousse son mari dans le vide lors d'une randonnée. Personne ne peut pourtant y croire. Le couple qu'elle formait avec son mari était tellement parfait...et pourtant. Dans le second récit,un homme se targue de ne pas lire de romans car il n'aime pas la part d'invention qu'ils contiennent. A l'occasion de vacances en Ardèche avec sa cousine, il va se laisser aller à la lecture d'un polar. Cela va influencer fortement sa perception des choses et lui faire imaginer le pire...

Dans le récit qui donne son titre au livre, un homme se réfugie à Ostende, ville endormie face à la Mer du Nord, pour se guérir d'une rupture. Sa logeuse mystérieuse finit par se livrer et raconter sa vie à son invité. Une vie bien terne et sans homme, selon sa nièce. Alors, la belle histoire d'amour qu'elle lui conte sort elle tout droit de son imagination ou bien l'a t'elle vraiment vécue ?

Dans "la guérison", une infirmière qui se trouve moche a l'impression de rêver : un patient lui dit qu'elle est jolie. Le patient en question est devenu aveugle et est enivré par l'odeur de la jeune femme qui va peu à peu retrouver confiance et jouer de son pouvoir de séduction.

Dans "la femme au bouquet", tous les jours, à la gare de Berlin, une femme, un bouquet à la main, semble attendre quelqu'un. Personne ne la rejoint. Tout ceux qui la croisent imaginent une raison à sa présence ici. Quelle version est la bonne ?   

A noter de jolis passages : "La mer du Nord avait des couleurs d'huître, du vert-brun des vagues au blanc nacré de l'écume ; ces teintes altérées aux nuances précieuses, alambiquées, me reposaient de mes éclatants souvenirs de Méditeranée, bleu pur et sable jaune, d'un chromatisme vif aussi primaire qu'un dessin d'enfant. »

"En voyage, les noms m'attirent avant les lieux. Dressés plus haut que les clochers, les mots carillonnent à distance, distincts à des milliers de kilomètres, envoyant les sons qui déclenchent les images. Consonnes et voyelles dessinent un plan, dressent des murs, précisent une atmosphère. Quand la bourgade porte le patronyme d'un saint, ma fantaisie le construit autour d'une église; dès que son vocable évoque la forêt - Boisfort- ou les champs- Champigny- le vert envahit les ruelles; s'il signale un matériau - pierrefonds- mon esprit gratte les crépis pour exalter les pierres; évoque-t-il un prodige -Dieulefit- je conçois une cité posée sur un piton escarpé, dominant la campagne. Lorsque j'approche une ville, j'ai d'abord rendez vous avec un nom." page 10.

Bernard n'a pas été emballé par ce recueil d'histoires ordinaires, Vincent est mitigé, histoires convenues, prévisibles , faciles pour laurence. Mais alors, suis-je la seule a avoir adoré ? Non, sachaguitry a trouvé c'était un régal !!!

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