Les facéties de Lucie

La vie d'une luce, ses trucs et astuces, ses coups de gueule, ses coups de coeur.

21 décembre 2009

Ce n'est pas "parce que c'est écrit" qu'il faut le lire...

parce_que_c_est_ecritC'est grâce à bob que j'ai reçu ce "parce que c'est écrit" de Véronique Vanharen gentiment envoyé par Licorne Éditions.

Je me suis arrêtée à la page 81 de ce soi-disant thriller original. J'étais pourtant complètement dans le thème du dernier swap, la peinture. En effet le personnage principal, Flora, est peintre. Elle vit à Genève au bord du Lac Léman. On lui propose enfin une exposition importante à New York. Une fois là bas, elle reçoit d'incompréhensibles lettres (si, si je vous jure même moi je n'y ai rien compris) et les collaboratrices du galeriste (genre coco-girls du cocoricoboy de Collaro) se font agresser.

Je me suis arrêtée non pas en raison des tas de coquilles présentes dans ce roman mais en raison de l'atmosphère de ce roman alourdie par des scènes sexuelles (qui me font dire que ce roman n'est pas à laisser entre toutes les mains) un peu limites et une intrigue qui peine à se nouer... Aucun personnage n'a réussi à retenir mon attention. J'ai donc refermé ce roman sans attendre. La couverture ne me disait déjà rien. Rencontre ratée pour moi et je ne parviens pas à vous trouver d'avis positifs pour contrebalancer le mien...

Un roman qui se perd pour Elfique, Majanissa est comme moi :écoeurée, Marie_L trouve aussi que le lecteur se trouve en position de voyeurs et que les personnages manquent de matière... Bref.

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12 décembre 2009

Que serais je sans toi ? de Guillaume Musso

Que serais-je sans toi ?Je viens de terminer la lecture du dernier Musso.

Sans le vouloir, je suis dans la thématique du swap dont j'ai reçu le colis ce matin (non ! je ne vous dirais rien avant le 20 décembre) le swap un livre un peintre. swap_livre_et_peint

En effet, on y découvre un espèce d'Arsène Lupin, prénommé Archibald, un gentleman cambrioleur qui vole des tableaux de peintres célèbres. Archibald n'est autre que le père de Gabrielle, amour de jeunesse de Martin, flic lancé à la poursuite du voleur d'oeuvres d'art.

Comment ça, je vous embrouille ?

C'est simple : une femme qui aime deux hommes : l'un est son père et l'autre son amour de jeunesse.Ce dernier veut la peau du premier.

Ils avaient tous les deux disparu de la vie de Gabrielle depuis des années et lorsqu'ils réapparaissent en même temps, Gabrielle se trouve devant un effroyable choix.

Mon avis : lu en un éclair (bon signe : signe qu'on ne peut pas lâcher ou qu'on veut savoir la suite) néanmoins, en pleine lecture je me suis demandée si je lisais un roman de Marc Levy ou de Guillaume Musso. Roman très proche par son thème et la façon de la traiter de "toutes ces choses que l'on ne s'est pas dites"de Marc Levy. Pas transcendant. Divertissant mais sans surprise. Une bonne lecture tout de même. 7/10

Extrait : "une vie bien remplie, tournée vers les autres. Une vie à laquelle elle essayait de donner un sens positif. Une vie dont elle aurait voulu être fière. Pourtant, cette hyperactivité n'était qu'une fuite en avant, une volonté de se soûler de mouvements, comme le papillon de nuit qui se cogne avec obstination à l'ampoule. Ne jamais se poser, ne jamais cesser de battre des ailes, quitte à s'épuiser, quitte à se brûler. Ne jamais prendre le temps de s'avouer ce qu'elle savait pourtant : qu'elle avait besoin d'une boussole pour la guider, de bras pour l'entourer et de poings pour la protéger. " page 173

Miss Brownie ne s'y laissera plus prendre, pour Francesca l'auteur a du potentiel non exploité mais ce roman est bouleversant pour Anaïs.   

28 novembre 2009

Oui, les fées existent !!

L'éducation d'une féeLe roman commence par un coup de foudre : Nicolas, créateur de jeux de société, tombe amoureux de deux personnes à la fois : une jolie blonde ornithologue et veuve de guerre, Ingrid, et son fils Raoul, 4 ans et demi. S'ensuit une vie à deux sans anicroche pendant 4 ans jusqu'au jour où Ingrid suggère qu'il vaut mieux que leur histoire s'arrête là. Pourquoi ? A t'elle rencontré quelqu'un d'autre ? a t'elle cessé de l'aimer ? Nicolas veut comprendre, il ne se résigne pas, ne baisse pas les bras. Il trompe son angoisse en achetant des choses inutiles au supermarché et c'est toujours vers la caisse de César qu'il se tourne, une jeune femme qui subit le harcèlement de son supérieur et dont la vie est loin d'être rose. César va incarner la fée qu'attend Raoul pour recoller les morceaux...

Un joli roman qui dit l'importance d'entretenir un monde imaginaire pour affronter la réalité.  Le club des rats de bibliothèque est sous le charme, conjuration des livres a aimé, leiloona a été transporté par le style.

Lu dans le cadre du challenge de Théoma : coeur_vs3

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17 novembre 2009

"La diagonale du vide" de Pierre Péju

pejubabelio C'est Babelio avec son opération Masse critique qui m'a permis de découvrir Pierre Péju. Heureuse coïncidence, il était présent au salon du livre auquel je me suis rendue la semaine dernière, j'ai donc pu faire dédicacer mon livre et en acheter un autre !!!

Se reveiller un matin et avoir le sentiment de passer à côté de sa vie. Prendre la folle décision de tout plaquer du jour au lendemain et se retrouver à marcher sur un chemin de randonnée. Croiser la route d'une femme auréolée de mystère et la suivre pour comprendre. C'est ce qui arrive au narrateur de la diagonale du vide. Ce bout de chemin va l'aider à faire le point dans sa vie.

J'ai beaucoup aimé la diagonale du vide, Lily aussi et elle le dit mieux que moi.Ce livre est vraiment bon pour bellesahi,  livre agréable pour antoine.

Un grand merci à Babelio et aux éditions gallimard. 

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11 novembre 2009

"On ne commande pas sa mémoire. On peut juste parfois l'endormir un peu."

Le rapport de Brodeck "Le rapport de Brodeck" aux éditions stock.

Un livre à la couverture noire comme celui de jean Louis Fournier mais trois fois plus épais. Primé et adulé par la blogosphère et pourtant. J'ai bien failli passer à côté et le refermer avant de l'avoir terminé. Il faut dire que ce livre est sombre. Et puis les mots m'ont retenu, les mots et la façon dont Philippe Claudel, brillament, les articule. J'ai continué pour comprendre.

Brodeck revient de loin. Les habitants de son village ne pensaient pas qu'il s'en sortirait et pourtant. A son retour, ils le chargent d'un récit ("toi qui sais écrire"), du récit de ce qui est arrivé à l'Etranger. En parallèle, il fait le récit de sa vie et raconte la déshumanisation, l'étroitesse d'esprit et les atrocités dont sont capables les hommes et ça fait froid dans le dos. Deux histoires qui se croisent, se complètent et qui nous permettent de comprendre comment la méfiance et la peur peuvent faire naître chez les hommes un sentiment: la lacheté. 

Ce livre refermé on reste bouleversé, marqué à jamais.

Bernard en parle magnifiquement ici. Laure a aimé elle aussi cette façon particulière d'exprimer l'indicible, l'inénarrable.Zara aussi est bouleversée. 

Extraits : "Je ne sais pas si l'on peut guérir de certaines choses. Au fond, raconter n'est peut être pas un remède si sûr que cela. Peut être qu'au contraire raconter ne sert qu'à entretenir les plaies, comme on entretient les braises d'un feu afin qu'à notre guise, quand nous le souhaiterions, il puisse repartir de plus belle." page 319.

"je ne sais pas s'il est parvenu à refermer cette plaie, je ne sais pas non plus s'il l'avait vraiment voulu. Parfois on aime ses propres cicatrices." page 272.   

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05 novembre 2009

"Voyelle paprika, consonne galuska"

cover_chocas

L'histoire de Klara, la narratrice de "Bazar magyar" de Viviane Chocas, ressemble à celle de Laurent Deutsch.

Née en France de parents hongrois qui ont fui en 1956 un pays sous le joug communiste de Moscou, klara ne connaît rien de la Hongrie.

De leur passé douloureux, les parents de klara n'ont gardé que le goulash, les beignets d'abricots et le chou farci. Le reste (la langue, leurs souvenirs) est resté cadenassé derrière le rideau de fer.

Mais comme le dit Klara "parfois il suffit de manger pour que tout ou presque puisse être dit".

C'est donc par les plats hongrois qu'elle a accès à la Hongrie. "Leur sécurité confondante était probablement la plus solide des armures : on n'a jamais vu un régime politique renverser une cuisine nationale".

Ses parents ne prononcent pas un mot de hongrois  mais "les saveurs du goulash [...] se sont glissées sur la table". "Les mets composaient la seule mémoire vive, cédée, concédée, transmise, voyelle paprika, consonne galuska, accent grave de la chair de la noix, aigu dans l'amertume du concombre".

Klara ne veut pas en rester là et , guidée par les saveurs de la cuisine hongroise, elle décide de partir à la découverte de ce pays pour recomposer son identité et l'histoire familiale.

On suit avec beaucoup d'émotion cette quête des origines. C'est assurément un beau livre !! coup de coeur pour moi !!

idem pour mykha, plus nuancé pour sophie.

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03 novembre 2009

"Dans la peinture, il s'établit comme un pont mystérieux entre l'âme des personnages et des spectateurs" Delacroix

Je participe, souvenez-vous, au swap "un livre- un peintre" organisé par Lamousmé et Isil.

Pour me mettre dans le bain, je me suis replongée dans des petits bouquins, drôlement bien faits, publiés par les éditions Milan dans lesquels Elisabeth Lièvre-Crosson nous explique la naissance et le contenu des différents mouvements de peinture. Dimanche soir, j'ai donc relu "du baroque au romantisme". Une cinquantaine de pages qui donnent envie d'aller plus loin (bein oui forcément la synthèse a des limites).swap

Le baroque apparaît au 17 ème siècle. A cette époque, l'Eglise a besoin de redorer son blason. Elle va passer commande auprès des peintres de l'époque. Au maniérisme trop raffiné et peu accessible au grand public, elle va préférer le baroque, plus simple, plus éloquent, plus convaincant, presque théâtral, pour célébrer la grandeur de l'Eglise. Le baroque communique via les émotions, les sentiments, provoque un choc visuel pour mieux marquer les esprits. L'Eglise ne pouvait rêver mieux. On peut citer Rubens, le flamand, qui illustre les récits bibliques avec générosité et éclat ou le hollandais Rembrandt moins tapageur mais tout aussi expressif.

Quant au romantisme, il apparaît dans la deuxième moitié du 19ème siècle à une époque où l'artiste ne peint plus pour satisfaire des commanditaires (Eglise, Cour) mais au nom de ses propres idées. David se consacre à l'histoire et débarrasse ses toiles de tout contenu religieux ou décoratif , Goya dénonce les horreurs de la guerre (qui n'a pas commenté en espagnol son tableau "el tres de mayo" ?) et Guericault témoigne d'un fait divers scandaleux avec "le radeau de la méduse dont l'histoire n'est pas sans rappeler celle qu'a romancé Irène Frain dans "l'île de tromelin"(1816, une frégate française fait naufrage. A son bord, des officiels et leur famille qui s'en sortent en prenant la chaloupe et le petit peuple qui n'a qu'un radeau auquel s'accrocher. Devinez quoi ? lorsque l'on découvre le radeau 13 jours plus tard 135 personnes ont péri et les survivants dérangent en publiant leur récit du drame). Les peintres romantiques s'inspirent évidemment de la littérature du même genre (Dante, Shakespeare).

Un exemple de romantisme allemand avec Caspar Friedrich et son "arbre aux corbeaux" illustrant ce que l'on appelle le paysage tragique. Le peintre transpose dans son oeuvre son sentiment tourmenté et religieux de l'existence. Jugez plutôt.   

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02 novembre 2009

un livre parfois m'échappe...

"Une existence réglée comme du papier à musique : de son emploi du temps à ses émotions, Elizabeth a tout planifié pour ne plus souffrir. Mais lorsqu'un inconnu fait irruption dans sa vie cette mécanique si bien huilée se dérègle. Insouciant, spontané, en quête perpétuelle d'aventures, le mystérieux Ivan semble touché par la grâce. Peu à peu, la jeune femme  baisse le bouclier qui protégeait son coeur et sort de sa carapace. Mais que sait-elle d'Ivan ? D'où vient-il ? Est-il vraiment celui qu'il prétend être ou n'est-il qu'une illusion ?"

Ce résumé + le fait que j'avais beaucoup aimé "ps : i love you" m'ont motivé à acheter ce livre de poche. Et bien je suis complétement passée à côté.J'ai même renoncé avant d'attendre 100 pages, c'est dire. C'est lent. Ivan, personnage que seul le neveu de Elizabeth peut voir, me fait penser à un roman de Levy en moins bien. Bref. La rencontre entre ce roman et moi n'a pas eu lieu. Je ne désespère pas, ce n'était sûrement pas le moment. Ps I love you était arrivé à point nommé, j'ai ouvert celui-là au mauvais moment. 

Allez lire ce qu'en dit Celine enthousiaste,et le site de l'auteur.   

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01 novembre 2009

L'instit et le maçon

Eric Holder : Mademoiselle Chambon - LivreCe livre, "Mademoiselle Chambon" est depuis longtemps dans ma Pile A Lire. C'est son adaptation au cinéma qui m'a donné envie de l'ouvrir plus tôt que prévu (et aussi le fait que je cherchais une lecture plus légère après un roman fort : "le rapport de Brodeck" dont je vous parlerais plus tard). Bien mal m'en a pris car je sors déçue de cette lecture.

L'histoire : il était une fois Antonio un maçon portuguais marié et père d'un enfant qui vivait à Montmirail,ville de la province. Un jour il rencontre l'institutrice de son fils et là c'est le coup de foudre absolu : il l'a dans la peau. Pour Melle Chambon aussi le charme agit instantanément. Bref, les deux essayent de forcer le destin pour que leurs chemins se croisent plus souvent et qu'ils puissent juste s'apercevoir et sentir la présence de l'autre.

Si j'ai apprécié le style d'écriture d'Eric Holder et le fait d'assister à la naissance d'une passion entre deux personnes que tout oppose, je n'ai pas accroché à l'histoire. La femme d'Antonio est enceinte de leur deuxième enfant pendant que son mari conte fleurette avec l'instit et se prend de passion pour le violon. Je n'aime décidemment pas ces histoires dans lesquelles l'homme aime ailleurs sans pour autant avoir le courage de quitter sa vie tranquille.

Bon un grand bof pour l'histoire mais je lirais d'autres romans de cet auteur qui sait trouver les mots justes.

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19 octobre 2009

coup de projecteur sur...

...les éditions Héloïse d'Ormesson !!!

En ce moment je lis "Bazar Magyar" de Viviane Chocas cover_chocas.

C'est le deuxième roman publié par cette maison d'édition que je découvre - le premier était "les carnets de douglas" de Christine Eddie  - et je dois dire qu'ils savent trouver des pépites chez Héloïse d'Ormesson !!!

Il faut dire que cet éditeur recherche la qualité plus que la quantité puisqu'il ne publie pas plus de 20 livres par an. 

Allez jeter un oeil ICI, ça donne des tas d'envies de lectures (je sais que vous n'avez pas besoin de ça pour remplir vos LAL et vos LAL mais ça vaut le détour !). De plus, je trouve les livres carrément beaux !! 

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