tant bien que mal

 

Des chapitres courts d'une page ou deux. Pour heurter. Marquer. Gagné. 

Un enfant de 7 ans bourrés de tocs qui reproduit des rituels pour éviter que le mauvais scénario ne se reproduise. 

Vingt trois ans plus tard. L'enfant est devenu homme et écrivain d'histoires de monstres pour enfant. Il a un mal de chien à prendre la moindre décision. Il peine à être heureux.

Il retrouve le salaud, l'homme à la ford, qui a brisé son enfance, sa vie. Il lave le linge sale, il tient pressing. 

Dans un aller retour maitrisé entre présent et passé, l'auteur donne à lire la culpabilité de s'être fait avoir, de ne pas s'être assez méfié, de ne pas avoir parlé de suite et l'envie de se venger sans savoir comment blesser son bourreau autant qu'on l'a été. 

Un roman qui laisse sans voix. 

"Quand j'ai laché le point final de ce livre, j'ai tangué un peu, j'étais ivre. Peut être que vous tanguerez aussi. Peut être que nous tanguerons ensemble. Mais c'est une belle ivresse, la littérature. "page 91

"Avec le temps, nous ne sommes plus les mêmes. Lorsque nous regardons en arrière, nous nous reconnaissons à moitié, tandis que l'autre moitié nous laisse généralement perplexes. " page 66