nini

J'enchaine décidemment les bonnes lectures. De Caroline Vié j'avais adoré "Brioche", été touchée par " Dépendance day" et j'ai dévoré d'une traite "Ni tout à fait une autre". Et j'ai corné des dizaines de pages. 

On déguste dans la vie. Et Caroline Vié explore encore une fois ce thème avec sa plume tranchante et son mordant teinté d'humour. J'ai adoré. 

Ici c'est une quinqagénaire dont le mari, une rockstar, meurt d'une overdose d'héroïne. Elle a vécu dans son sillage, en fidèle assistante quasi maternelle. Elle est donc totalement désoeuvrée à son dècés. 

Elle rencontre Adrien, blogueur qui souhaite l'interviewer. Elle tombe peu à peu amoureuse de ce jeune homme qui ne partage absolument pas ses sentiments. Elle fabule, s'imagine, cherche le moindre signe positif chez lui. En vain. 

Heureusement qu'il y a le pata negra. 

Dès jeudi dans vos librairies !!!! Foncez !

Extraits

"La vie est faite de renoncements infimes, si minuscules qu'on ne les remarque que quand on en fait la somme". page 35

"On ne sauve pas les gens qui ont décidé d'y rester. L'amour ne sert absoulument à rien. " page 39

"On n'identifie les plus beaux moments de sa vie qu'après coup. " page 43

"Une relation se fait à deux. Chacun porte son cabas de responsabilité" page 64

"La cocaine donne l'impression que vous pouvez déplacer des montagnes, traverser des océans en dos crawlé, jongler avec des éléphants. Pendant quelques instants, on est Dieu." page 66

"L"heroïne c'est autre chose. c'est le bonheur à portée de seringue. On se sent bien. C'est pour cela que c'est dangeureux, qu'on ne s'en sort pas facilement. On peut accepter de redevenir mortel. Il est presque impossible de renoncer à l'absence de douleur. Le bonheur est un habitude tenace. "

"Je ne crois pas en ce conneries ! Je n'ai pas eu le temps de mettre le filtre. C'est sorti d'un seul coup. Tiphanie semble avaler une gorgée de vinaigre blanc." page 67

"Je mords dans chaque syllabe comme dans une meringue" page 100

"Adrien rougit. Aujourd'hui, il tend vers la betterave. c'est décoratif. (...) Adrien est maintenant écarlate. La fortune est à ma porte. Je vais écrire un roman coquin que je baptiserai 50 nuances de red. " page 101

" S'il parait qu'on revoit toute sa vie en accéléré avant sa mort, il en va de même pour une relation quand on prend un râteau". page 118

"C'est par des aventures que commencent toutes les belles histoires." page 133

"Comme la pointe d'un compas, je m'entoure d'un cercel épais au crayon gras. Je me rends inaccessible. " page 138

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