respire

Le titre pourrait être une consigne donnée à celui ou celle qui entâme cette lecture : Respire. Parce que l'histoire est à couper le souffle. Ce roman démarre par la fin et on a beau comprendre qu'on a affaire à un drame, on est loin d'imaginer la manière dont il va se nouer. La respiration se bloque à la lecture et le dénouement fait l'effet d'un coup de poing dans l'estomac. 

Charlène est une ado mal dans sa peau. Comme toutes les ados vous allez me dire. Non, en pire. Au point d'avoir envie en pleine rue de s'évanouir pour toujours. Quand Sarah, à l'aura et au charisme remarquable, s'intéresse à elle, elle peine à y croire. Leur histoire d'amitié sera un parcours d'obstacles incroyable. Laquelle des deux chutera la première ? 

Je l'ai lu d'un trait ce roman, captivée par la mise en mot de ces jeux psychologiques dont la perversité est effrayante. La cruauté des relations humaines est mise en relief de talentueuse façon. Ce livre donne à réfléchir sur l'emprise dont sont capables certaines personnes sur d'autres qui endossent parfaitement leur rôle de victime tant elles peinent à s'accorder la moindre valeur. Jusqu'au moment où la soumission cesse et cela ne se fait jamais sans violence. L'adolescence est une période propice mais pas la seule tranche de vie où l'on peut devenir bourreau ou victime. 

Cultur'elle salue "la maitrise absolue de l'engrenage fatal" et je vous recommande la lecture de son brillant billet. 

Mirontaine a aimé aussi. 

Merci Charlotte de m'avoir donné envie !

Dépèche toi de l'ouvrir petit carré jaune !!!