come 

Les raisons pour lesquelles j'ai choisi ce roman à la bibli sont intimes. Côme est une ville qui a abrité une si belle chose pour moi que j'y, que nous y retournerons en pélerinage.

Alors forcément j'ai peu réfléchi après lecture de la quatrième de couverture : un jeune auteur serbe, à qui la fondation Rockfeller attribue une bourse, passe 6 mois au bord du lac de Côme. C'est à Bellagio qu'il a sa résidence. C'est dans ce village qu'il va devenir un habitué des bars. Il faut dire que l'homme a une sacrée descente et un penchant pour l'alcool qui le maintiennent dans une ivresse perpétuelle. 

Ce livre est son journal de bord pendant ce séjour hors du temps et de son pays instable. Dans ce hâvre de paix, il ne travaille pas comme il devrait mais il ouvre ses yeux, ses oreilles et n'interrompt sa contemplation que pour dessiner sur un cahier avec une belle italienne. La barrière de la langue n'en est bientôt plus une et le solitaire s'entoure de jolies relations. 

Cette parenthèse italienne m'a beaucoup plu. Il me reste une impression agréable de lecture même si le dénouement n'en est pas un et que j'aurais aimé suivre encore cet homme. Une invitation à se laisser surprendre par la vie, à vivre à l'italienne, à savourer le temps, à partager, à méditer, à écrire en buvant un café ou un spritz bien frais !

Un extrait parmi tant : "De là haut, j'ai pu entendre le léger clapotis du lac. J'ai aussi senti son odeur, portée par une petite brise. Il n'y avait alors aucune pesanteur nulle part. on entendait les oiseaux tout le temps, de partout, ainsi que le léger crissement des feuilles mortes tombées à terre. Puis j'ai soudain entendu le grondement des trains qui me parvenait de très loin. C'était un vrai plaisir de percevoir tout cela, là, précisement à cet endroit là, à ce moment là. mais c'était un plaisir encore plus grand de ne rien faire, de ne pas agir, de juste garder les yeux ouverts en veillant à ce que rien ne m'échappe. "