pietra 

C'est Miss Livres voyageurs qui m'a offert ce roman pour mes 34 ans.  

Je n'accroche pas toujours avec les choix des éditions Sabine Weispieser. Les Trois lumières de Claire Keegan ne m'avait pas enchanté alors que la blogo était unanime par exemple. 

Mais Pietra viva c'est une oeuvre d'art. Un roman duquel auquel mot ne dépasse, sculpté à la perfection, avec un esthéticisme rare. 

Une fois sa lecture terminée, j'ai glané des phrases relues pour le plaisir, voulu replonger dans cette ambiance si particulière d'un roman dont on graverait bien le titre dans le marbre. 

Impossible de faire un billet à chaud et difficile de le faire des mois après immersion. Et pourtant l'envie furieuse de vous dire : Lisez le.

Une plume intemporelle et précise. Un roman qui pousse à la contemplation et à la pleine conscience. Une experience sensorielle et émotionnelle, spirituelle. 

L'hsitoire quand même après ces louanges :

C'est celle d'un homme qui a la fièvre de la pierre depuis tout petit au point de vouloir lui donner vie en la taillant et sculpter le monde pour le maitriser.

C'est Michelangelo et il est chargé de choisir les marbres pour la dernière demeure du Pape.

Il part à Carrare pour cette mission avec la douleur d'avoir perdu un être cher sans connaître la cause exacte de cette mort.

Dans les carrières, il rencontre un enfant qui va lui permettre tout doucement de retrouver l'envie de rire et la mémoire d'instants cruciaux qui ont fait de lui l'homme qu'il est, sensible, introverti, en retrait du monde.

Un artiste écroché vif qui taille la pierre pour mieux vivre. Qui enterre ses souvenirs les plus douloureux et met en veille son coeur pour ne pas trop souffrir. 

Allez zou filez l'acheter !

Le billet dithyrambique des livres voyageurs

et un billet dans lequel je me suis retrouvée