carapaceles ignorants 

lucioles

En ce moment, je lis décousu : 1 page en buvant mon café, 2 pages et mes yeux se ferment, 4 et je descends du tram. Bref, je n'entre dans aucune histoire vraiment, je n'ai pas le temps de m'imprégner de l'atmosphère. Je suis un peu frustrée de ce rythme. Je ne suis pas capable de formuler un avis valable sur mes lectures.

La preuve je suis en train de peiner à lire l'été des lucioles de Gilles Paris. Pas de problème d'écriture, non, c'est toujours aussi inventif. Mais je perds le fil à force de coupures. Je vais donc abandonner alors que j'ai lu les 3/4.  Victor est un petit gars de 9 ans qui a un papa et deux mamans et qui craque sur une certaine Justine et sur le dulce leche (ahhh ! j'en veux !!!). Il a une grande soeur qui change très souvent de petit ami. Et puis il y a cette histoire de jumeaux fantômes et de villa mystérieuse et bahm là j'ai décroché, désolée. C'est trop "club des cinq" pour moi en ce moment...entendons nous bien j'ai adoré le club des cinq !

Ce qui m'a plu dans "La carapace de la tortue" de Marie Laure Hubert Nasser c'est l'exigence de Thérèse qui a soigneusement choisi ses voisins de palier, l'excentricité de Claudie et l'éclosion de Clotilde, jeune femme mal aimée qui s'extraie peu à peu de sa carapace au contact des habitants de l'immeuble. Une partie narration classique et une partie journal pour un roman facile à lire au dénouement inattendu et néanmoins attristant (c'est toujours comme ça quand on s'attache). Merci beaucoup à l'auteur et aux éditions Passiflore pour la découverte. On peut toujours décider d'emprunter le bon chemin. Faire un pas de côté. Enfin pas trop grand le pas quand même (lisez le roman vous comprendrez).

Quant aux ignorants de Davodeau, j'y ai appris des tas de choses sur le travail exigeant de la vigne, sur la naissance d'une BD, j'ai aimé ces deux hommes qui s'initient à leurs passions respectives, les dessins de Davodeau, les textes. Bref, une fois fermé je me suis dit : je vais le relire. 

Voilà un billet bien peu étayé mais voilà un billet.