chroniques

Maison d'édition qui m'était inconnue : Editions Mélibée, qui abrite le premier roman d'une auteure dont personne ne parle.

C'est un collègue qui me l'a donné en me disant "toi qui a un blog..." . La quatrième de couverture me plait alors j'ai bien voulu essayer. 

Et je dois dire que c'était pas mal. Brouillon certes, mais c'est sans doute pour mieux refléter les atermoiements de la narratrice, énigmatique aussi, mais la vie l'est pour elle à ce moment précis de son histoire. 

Un double deuil à faire pour cette jeune femme de 18 ans, d'une soeur, d'une femme passionnément aimée. La solution qu'elle adopte : la fuite, dans les pays les plus éloignés, et l'écriture, toujours.

Récit décousu, ponctué de poèmes, à la lisière du rêve et du délire. Une femme à fleur de peau qui souffre mais grandit sous nos yeux : "Ma carapace peu à peu se craquelle". 

Si la forme du récit peut surprendre au point de perdre le lecteur, je dois dire que son fil conducteur est suffisamment solide pour nous mener au bout. Plutôt encorageant pour un premier roman.