pluie

J'ai longtemps eu envie de lire "le canapé rouge" (le titre déjà...) de Michèle Lesbre. Alors, après l'avoir entendu parler de son dernier roman à la grande librairie, j'ai foncé acheter cette histoire sur 100 pages dont le point de départ est singulier. Une femme s'apprête à prendre un train pour rejoindre un homme. A ses côtés, un autre lui sourit avant de se jetter sur la voie. Cette image la hante, lui fait perdre la tête. Elle revisite son passé et cette histoire d'amour en dents de scie. Elle doit faire quelque chose de ce sourire, vivre mieux, vivre plus. 

Je n'ai pas aimé. Mais j'aurais dû m'en douter car je n'accroche décidemment pas aux romans édités par Sabine Wespieser. "Les Trois lumières" de Claire Keegan me laisse un goût d'inexpliqué, "Les villes de la plaine" de Diane Meur ont cessé de me plaire à mi lecture. Je ne suis pas sûre d'avoir tout compris. 

Et là, je suis restée en dehors de "écoute la pluie". Le début m'a accroché, le récit de la confusion que cet incident a fait naître dans l'esprit de la narratrice m'a plu. Mais à mi livre déjà, je n'y étais plus. Peut être à cause de la tiédeur de cette histoire d'amour. Ces deux là n'auraient peut-être pas du remettre le couvert... 

La seule phrase que j'ai eu envie de noter n'est pas de l'auteure :"Les dieux tissent des malheurs afin que les générations futures ne manquent pas de sujets pour leurs chants". Jorge Luis Borges.

Clara a été déçue comme moi, mais Charlotte a aimé : elle le classe dans les romans à chuchoter. Cette auteure est, selon elle, "une magicienne [...]  qui arrête le temps et vous invite à calmer cette course folle pour savoir vraiment où l’on va, pourquoi et avec qui."