Je bafouille, je cafouille, je n'arrive pas à l'écrire ce billet. Pourtant, me direz vous, cela devrait être facile puisque ce roman est un de mes coups de coeur ?! et bien non. Il regorge de nombreux post-it marquant des extraits qui me parlent et je peine quand même, ou justement, à en parler. Il est venu me chercher loin celui-là...

J'ai fini de le lire après avoir regardé un numéro de complément d'enquête consacré au travail chez Mittal. C'est le point de départ de ce roman, l'usine. L'auteure l'a même personnifié. Ses murs portent l'empreinte de tant de rêves abandonnés par ceux qui y travaillent. 

Nous sommes tous filles et fils de. Nos parents ont rêvé que nous fassions mieux qu'eux. Mais on ne se coule pas toujours dans le moule qu'ils nous ont préparé. Non. Parfois on les prend pour modèle malgré tout et on suit leur route, celle qu'ils croient avoir si mal tracée. On s'englue, on patine, on s'interdit d'avoir d'autres désirs et on se perd de vue. 

Quand on rencontre Antoine, il se remet difficilement d'une rupture et peine à s'investir dans le combat syndical, il gesticule sans trop y croire. Jusqu'à ce qu'il comprenne que la révolution peut être intérieure et tout aussi constructive.

Il part au Brésil pour reprendre les commandes de sa vie et trouver sa place. Il y a urgence car "on n'a pas l'éternité devant nous, juste la vie". 

Lecture coup de coeur !!!