Quand une enfant doit fuir son pays à cause d'une guerre civile, rien d'étonnant à ce qu'elle devienne journaliste correspondante de guerre pour témoigner d'autres vies tourmentées que la sienne.

Helene Cooper a passé une partie de son enfance au Libéria. Un pays qui l'a marqué et dont elle conte les odeurs, les couleurs et les coutumes.

Cette période dorée, ses parents sont de riches propriétaires, est interrompue par la guerre civile. Il faut fuir aux Etats Unis en laissant sur place la petite soeur adoptive.

Et c'est le récit du Libéria qui nous est livré au travers de son histoire intime. On y lit les injustices commises sous couvert de bonnes intentions et la violence des coups d'Etat.

La journaliste entreprend un pélerinage et revient sur les traces de son passé. Elle y retrouve sa soeur adoptive, des hommes et des femmes qui sont restés debout malgré tout et des lieux chargés de souvenirs...

Elle se rend compte qu'elle est déchirée entre deux pays : son Libéria natal et les Etats Unis son pays refuge.

Elle est avant tout fière de ce « pays racines » qui a su faire preuve de résilience. Et son récit en devient poignant.

Leiloona a été captivée. Je n'en dirais pas tant, étant moins férue de documents, mais j'ai aimé.