Le ciel est peut être partout mais il est surtout tombé sur la tête de Lennie quand sa grande soeur, Bayley, est morte. Et il a plu sans discontinuer les jours qui ont suivi sa disparition, "preuve de cette terrible erreur commise par le ciel".  

Si le soleil a eu la décence de laisser Lennie tranquille, c'est sans compter Joe dont le sourire rayonnant suffirait à éclairer la Californie. Ce guitariste veut à tout prix jouer en duo avec Lennie la clarinettiste qui ne laisse jamais ses émotions prendre le dessus.

Elle garde le contrôle sur tout. Mais plus maintenant. Plus après la mort de sa soeur. Elle écrit sa peine sur des bouts de papier, des gobelets, et les sème partout où elle va. Et elle culpabilise de continuer à vivre, à aimer.

Bayley était l'héroïne, le cheval pur-sang et Lennie son "poney de compagnie", la tortue dans sa carapace , celle qui occupe le second rôle. Une fois la détentrice du rôle principal partie, Lennie vient naturellement occuper le devant de la scène. Mais a-t-elle le droit d'être heureuse sans Bayley ?

Ce roman est splendide.

Il évoque des thèmes très difficiles -l'abandon, le deuil- avec sincérité, poésie, tendresse, ironie et humour.

Le propos est imagé, les personnages attachants même quand ils sont loufoques.

Parce que l'on se dit qu'il est vital ce grain de folie pour continuer à vivre malgrè tout. Manou, la grand mère de Lennie, est un gourou du jardinage. Le parfum de ses roses a le pouvoir de faire tomber amoureux ceux qui les respirent. Oncle Big est un coureur de jupons indécrottable et s'entête à vouloir ressusciter les insectes. Quant à la famille de Joe, la famille Fontaine, ses membres ont la lumière à tous les étages c'est sûr, ils peuvent même revendre leur énergie !!! 

Lennie va peu à peu en apprendre un peu plus sur sa mère, Paige, partie il y a 16 ans et sur Bayley dont elle croyait tout connaître. Elle va découvrir aussi de drôles de symptômes : la respiration coupée et des papillons et autres insectes qui grouillent dans son ventre. 

A lire absolument, il ne s'agit pas du journal gnangnan d'une ado, à l'écriture sans style (je dis ça pour celles qui n'ont pas été emballées autant que moi par le journal d'aurélie laflamme, elles se reconnaîtront)

Extraits (j'en ai noté tellement, je ne sais lesquels vous livrer) : 

"si tu sais que le pire peut arriver à n'importe quel moment, ça signifie que le meilleur aussi peut arriver sans crier gare non ?"

"je sais que l'expression un amour épanoui est métaphorique, mais dans mon petit coeur, en cet instant précis, c'est bien une fleur géante qui est en train de s'épanouir, façon photographie accelerée, passant du simple bouton à l'explosion de pétales en 10 secondes chrono."

Merci aBeille de l'avoir glissé dans notre dernier colis !!!!

Allez lire le billet d'Amanda qui m'avait donnée envie

Merci à la traductrice aussi : Nathalie Perrony