J'ai acheté ce roman pour deux raisons dont la première est inavouable : l'auteur est beau gosse. Ah si ! Regardez : cheveux longs ou courts selon vos préférences. 

 

La seconde raison : l'histoire, pourtant banale : un trentenaire à l'épreuve de la séparation. Le narrateur voit son couple lui exploser à la figure. C'est un homme qui a trompé sa femme et dont la femme le trompe à son tour. L'arroseur arrosé n'aime pas ce petit jeu. Il nous fait le récit de ses états d'âme en s'adressant directement à nous comme s'il se confiait à un ami. 

Résumé : "C'est dans la trentaine que la vie m'a sauté à la figure. J'ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il est. J'ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu'est-ce qui s'est passé ? Je n'ai pas connu de guerre, ni la perte d'un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu'une banale histoire de séparation et de rencontre."

"J'étais derrière toi" c'est ce qu'une jeune italienne a écrit sur une carte qu'elle fait remettre au narrateur. Ce sont peut être les premiers mots d'une nouvelle histoire...

J'ai aimé le style direct, la mise à nu, l'introspection/confession, les réflexions sur le déclin du couple, sur ce que cela touche en chacun de nous, et notamment cette corde sensible qu'est l'ego. Que fait on de cette histoire qui nous a façonné ? comment encaisser, accepter, rebondir, se retrouver, avancer, avoir envie de quelqu'un d'autre à ses côtés ?

Pas de sensiblerie mais de la sensibilité, de la sincérité et de l'humour dans ce roman qui aborde l'amour et son cortège : le désir et la jalousie, la douleur que provoque sa fin. Je regrette juste les quelques propos limites à propos des "blancs" et des "blacks"...

Je vous renvoie à l'excellent billet du Buzz littéraire.

Beaucoup de pages cornées pour se souvenir de l'emplacement de passages trop longs à recopier.

Allez quand même un passage pour la citation du jeudi jeudi_citation "Ce que les autres attendent de toi, c'est que tu finisses par tomber les masques et admettre que tu es exactement de la même essence qu'eux, que tu es dans la même merde qu'eux. C'est ça, le vrai partage, c'est ça, l'humanité. Tant que tu vas bien, tant que tu cherches à leur épargner tes problèmes, les autres, tu les fascines mais tu n'es pas des leurs, tu es trop haut, ton bonheur les tient trop à distance, les emmerde et les agresse. Et ils t'apprécient davantage encore, ils se montrent plus attentifs et compatissants, lorsque tu tombes les masques après qu'eux-mêmes t'ont longemps considéré au-dessus de la mêlée, attendant avec une impatience perverse le jour où, à ton tour, tu finiras bien par te casser aussi la gueule, comme tout le monde."

Lu dans le cadre du challenge amoureux dans la catégorie "une histoire d'amour qui finit mal"

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