Les facéties de Lucie

La vie d'une luce, ses trucs et astuces, ses coups de gueule, ses coups de coeur.

30 novembre 2009

"La tête en friche" de Marie Sabine Roger

arton1247_a6a9f ATTENTION, COUP DE COEUR !!!

Germain, 45 ans, est une armoire à glace qui a, comme il le dit, "la tête en friche", c'est à dire qu'il est quasi illettré, en fait.

Au parc, il compte les pigeons et au bar, avec ses potes, c'est lui le clown de service. Il vit dans une caravane dans le jardin de la maison de sa mère pour ne pas avoir à supporter les tocs de celle-ci.

Au parc, un jour, il rencontre Margueritte, petite femme de 86 ans avec laquelle il se lie d'amitié.

Ils compteront ensemble les pigeons avant que Margueritte ne se mette à faire la lecture à Germain, à voix haute, et lui fasse ainsi aimer les mots au point qu'il ait envie de les retrouver dans le dictionnaire. Quand une maladie degénérescente de l'oeil empêche Margueritte de continuer la lecture, c'est Germain qui prend le relais. 

Style original, livre touchant et drôle !!! Une pépite !!!

Jacques Griffault s'est laissé emporté par le style et Clarabel a publié un très beau billet sur ce roman aux "réparties pas mal balancées".

Quelques extraits, pour le plaisir:

"Ce qui est nouveau pour moi, également, c'est qu'avant Margueritte je n'avais pas encore aimé quelqu'un. Je ne vous parle pas de choses sexuelles, je vous parle de sentiments sans qu'on aille au plumard après. Tendresse et affection, et confiance. Et tout ça. Des mots que j'ai encore un peu de mal à prononcer, vu qu'on me les avait jamais dit de plain-pied, avant que Margueritte en parle. "

"Les mots ce sont des boites qui servent à ranger les pensées, pour mieux les présenter aux autres et leur faire l'article. Par exemple, les jours où on aurait l'envie de frapper sur tout ce qui bouge, on peut juste faire la gueule. Mais du coup, les gens peuvent croire qu'on est malade, ou malheureux. Alors que si on on dit d'une façon verbale, Faites pas chier, c'est pas le jour ! ça évite les confusions. [...]avoir les mots qu'il faut, ça peut rendre service, quand on veut s'exprimer"

"Elles sont marrantes les gonzesses : elles ne comprennent rien à rien, y a qu'à voir comme on se fout d'elles, pourtant, pour certains trucs, elles ont des antennes. En deux temps et trois mouvements elles t'expliquent comment tu fonctionnes, en dedans. Et c'est pas toujours faux, ce qu'elles disent. Elles ont du bon sens quelquefois. "

"J'ai rassuré Francine, je lui ai expliqué que c'est sa beauté intérieure qui compte, même si elle ne peut plus s'aligner sur l'argus"

"L'affection, ça grandit sous cape, ça prend racine malgré soi et puis ça envahit pire que du chiendent. Ensuite, c'est trop tard : le coeur, on ne peut pas le passer au Roundup pour lui désherber la tendresse."

"C'est dingue de voir tout ce que ça te fait revenir du passé , un bouquin."

"Observer, c'est regarder utile, en se disant qu'on veut se souvenir. Et du coup, on voit mieux, forcément. " 

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28 novembre 2009

Oui, les fées existent !!

L'éducation d'une féeLe roman commence par un coup de foudre : Nicolas, créateur de jeux de société, tombe amoureux de deux personnes à la fois : une jolie blonde ornithologue et veuve de guerre, Ingrid, et son fils Raoul, 4 ans et demi. S'ensuit une vie à deux sans anicroche pendant 4 ans jusqu'au jour où Ingrid suggère qu'il vaut mieux que leur histoire s'arrête là. Pourquoi ? A t'elle rencontré quelqu'un d'autre ? a t'elle cessé de l'aimer ? Nicolas veut comprendre, il ne se résigne pas, ne baisse pas les bras. Il trompe son angoisse en achetant des choses inutiles au supermarché et c'est toujours vers la caisse de César qu'il se tourne, une jeune femme qui subit le harcèlement de son supérieur et dont la vie est loin d'être rose. César va incarner la fée qu'attend Raoul pour recoller les morceaux...

Un joli roman qui dit l'importance d'entretenir un monde imaginaire pour affronter la réalité.  Le club des rats de bibliothèque est sous le charme, conjuration des livres a aimé, leiloona a été transporté par le style.

Lu dans le cadre du challenge de Théoma : coeur_vs3

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23 novembre 2009

tag avec des si (oui, je sais, on mettrait Paris en bouteille, mais pas là...)

    C'est Karine qui m'a taguée et je réponds tardivement à son appel.

1. Si on vous proposait d'écrire votre biographie, vous prendriez qui pour nègre ? (eh oui, tout le monde n'a pas un don pour la littérature)

David Foenkinos  !!!

2. Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d'un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver (notez le jeu de mots siouplé) depuis une centaine de pages... Lorsque survient un homme, torse nu. On va dire qu'il s'appelle... Daniel Craig. Il a l'air chagrin. Il a une petite douleur à l'épaule, et est persuadé qu'un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ? (PS pour les garçons : à la place de Daniel Craig, merci de comprendre... Allez, soyons fous, Scarlett Johansson, mais en bikini, pas torse nu !)

Pas intéressée par le bonhomme (j'en ai déjà un avec un corps parfait à masser !), laissez moi lire siouplait !!!

3. C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l'humanité ? (voudriez-vous vraiment que ce soit Orgueil et Préjugés ?)

le rapport de brodeck !

4. Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?

je lis n'importe où mais le meilleur lieu est sans doute mon canapé devant un feu de cheminée avec thé et chocolat.

5. Si vous aviez le pouvoir de trucider/effacer un personnage de roman, ce serait qui ?

Si on efface un personnage d'un roman, l'histoire n'est plus la même ! je les garde tous, ils ont tous leur raison d'être.


6. Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ? 

Qui ça ? c'est dans Harry Potter, non ? (non, je ne suis pas allée vivre sur une autre planète mais je n'ai pas accroché à la série. Oui c'est possible !)


7. Jusqu'où êtes-vous allé pour un livre ?

je n'ai rien accompli d'extraordinaire, je vais de biblio, en bouquinerie, en alternant avec des livres que l'on me prête.


  8. Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles ?

J'aime des auteurs qui sont pour la plupart encore vivants mais je crois que j'aimerais boire un thé avec Agatha Christie !!

9. Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.


Et bien justement je cherche une bibliothèque car j'entasse, j'empile dangereusement les livres dans mon bureau. Blanche avec des portes vitrées, je crois que je l'ai presque trouvé. Sinon, j'aime les bibliothèques aux éclairages et à la déco cosy.

 

10. Vous retournez dans le passé (décidément, bande de veinards !), en pleine 2ème guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête de cramer des bouquins ?

Le rapport de Brodeck.

Je tague qui en veut !!


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20 novembre 2009

bon, bein maintenant, ya plus qu'à...

IMG_0493 Voici de quoi concocter une "oeuvre d'art" dans le cadre du swap un livre-un peintre. Les Picasso et autres Dali vont se retourner dans leurs tombes...dcx5sfxp_1ftg6gbcf_b (lien vers Isil en cliquant sur le logo). A bientôt pour le résultat en image...

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17 novembre 2009

"La diagonale du vide" de Pierre Péju

pejubabelio C'est Babelio avec son opération Masse critique qui m'a permis de découvrir Pierre Péju. Heureuse coïncidence, il était présent au salon du livre auquel je me suis rendue la semaine dernière, j'ai donc pu faire dédicacer mon livre et en acheter un autre !!!

Se reveiller un matin et avoir le sentiment de passer à côté de sa vie. Prendre la folle décision de tout plaquer du jour au lendemain et se retrouver à marcher sur un chemin de randonnée. Croiser la route d'une femme auréolée de mystère et la suivre pour comprendre. C'est ce qui arrive au narrateur de la diagonale du vide. Ce bout de chemin va l'aider à faire le point dans sa vie.

J'ai beaucoup aimé la diagonale du vide, Lily aussi et elle le dit mieux que moi.Ce livre est vraiment bon pour bellesahi,  livre agréable pour antoine.

Un grand merci à Babelio et aux éditions gallimard. 

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16 novembre 2009

"La délicatesse" de David Foenkinos

la_delicatesseC'est mon premier Foenkinos. C'est Alapage qui me l'a offert et qui m'a permis de découvrir l'originale écriture de cet auteur.

Ce roman est tour à tour, drôle, émouvant ,tout à la fois léger et poignant. Poétique parfois. Bref j'adore.

Comme le dit Miss Alfie cette histoire aurait pu être traitée sur un ton larmoyant mais non ! David Foenkinos déroule avec humour et douceur l'histoire de Nathalie. Cette femme a perdu l'amour de sa vie dans un accident. Des années après, elle s'aperçoit, contre toute attente, que son coeur peut fonctionner à nouveau grâce à la tendresse et la délicatesse d'un de ses collègues de travail qu'elle embrasse sans prévenir.

Autant vous le dire tout de suite, je suis fan, j'ai beaucoup aimé ce roman que je place dans mes coups de coeur.

Un livre exquis pour Nicole Volle du Monde.fr, Miss Elfie a aimé et Caro[line] est évidemment sour le charme (sa maman aussi !!) 

Pour l'achat de vos livres, pensez à Alapage, sur www.alapage.com !!!!

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11 novembre 2009

"On ne commande pas sa mémoire. On peut juste parfois l'endormir un peu."

Le rapport de Brodeck "Le rapport de Brodeck" aux éditions stock.

Un livre à la couverture noire comme celui de jean Louis Fournier mais trois fois plus épais. Primé et adulé par la blogosphère et pourtant. J'ai bien failli passer à côté et le refermer avant de l'avoir terminé. Il faut dire que ce livre est sombre. Et puis les mots m'ont retenu, les mots et la façon dont Philippe Claudel, brillament, les articule. J'ai continué pour comprendre.

Brodeck revient de loin. Les habitants de son village ne pensaient pas qu'il s'en sortirait et pourtant. A son retour, ils le chargent d'un récit ("toi qui sais écrire"), du récit de ce qui est arrivé à l'Etranger. En parallèle, il fait le récit de sa vie et raconte la déshumanisation, l'étroitesse d'esprit et les atrocités dont sont capables les hommes et ça fait froid dans le dos. Deux histoires qui se croisent, se complètent et qui nous permettent de comprendre comment la méfiance et la peur peuvent faire naître chez les hommes un sentiment: la lacheté. 

Ce livre refermé on reste bouleversé, marqué à jamais.

Bernard en parle magnifiquement ici. Laure a aimé elle aussi cette façon particulière d'exprimer l'indicible, l'inénarrable.Zara aussi est bouleversée. 

Extraits : "Je ne sais pas si l'on peut guérir de certaines choses. Au fond, raconter n'est peut être pas un remède si sûr que cela. Peut être qu'au contraire raconter ne sert qu'à entretenir les plaies, comme on entretient les braises d'un feu afin qu'à notre guise, quand nous le souhaiterions, il puisse repartir de plus belle." page 319.

"je ne sais pas s'il est parvenu à refermer cette plaie, je ne sais pas non plus s'il l'avait vraiment voulu. Parfois on aime ses propres cicatrices." page 272.   

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10 novembre 2009

"Mort d'un commis voyageur" d'Arthur Miller

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Lecture rendue possible par Blog o book ( souvenez vous, ce lieu modeste qui recense les blogolectures, rempli de liens vers les billets des blogolectrices ! dit comme ça, ça fait un peu gogogadget de l'inspecteur Gadget, non ? excusez moi je craque en ce moment) et les éditions Robert Laffont.

Lu pour le challenge 100 ans de littérature américaine autrement nommé le challenge "yes, we can" lancé par boubou bouquine. Quand vous allez savoir que je m'engage à lire seulement 3 livres pour ce défi, vous allez me dire que je n'ai pas placé la barre bien haut pour un challenge avec un logo aussi imposant. C'est vrai mais boubou ne nous empêche pas de dépasser le nombre fixé au départ et puis je tire les enseignements de ma deuxième participation au challenge abc 2009 qui se termine dans moins de deux mois et que je n'ai toujours pas terminé... challenge_100_ans_article_300x225

"Mort d'un commis voyageur" est une tragédie qui a lieu dans les années 40 vers Brooklyn. Elle met en scène Willy Loman, Linda, sa femme, et leurs deux grands enfants Biff et Happy. Lorsque l'on se lance dans la lecture de cette pièce, on est d'abord désarçonné par le côté décousu du récit.

Willy a été toute sa vie "commis voyageur", commercial nomade, VRP si vous voulez. Aujourd'hui, à 60 ans, il n'est plus dans le coup (son fixe est supprimé, il n'est payé qu'à la commission pour sanctionner ses mauvais résultats) et ce constat le déprime. Il préfère mourir plutôt que de perdre sa dignité...Pendant toute la pièce, ses enfants, mais surtout son épouse, va tenter de lui maintenir la tête hors de l'eau, en vain. Willy est fatigué et fait une rétrospective de sa vie. On comprend alors ces ruptures dans l'histoire qui sont autant de retours dans son glorieux passé. Il semble par moment en perdre la raison.

J'ai trouvé cette pièce écrite en 1949 diablement actuelle par les thèmes qu'elle aborde.

Le diktat des valeurs matérialistes de nos sociétés (l'argent, l'apparence, l'efficacité) laisse au bord de la route des personnes, comme Willy, incapables de s'adapter à un monde des affaires qui évolue, incapable de rester performant.Il y a un côté "marche ou crève" dans cette pièce qui est toujours d'actualité. Cette idée qu'il faut toujours rester au top physiquement et moralement : être efficace, jeune et beau pour valoir quelque chose sur le marché du travail. Dans cette pièce, l'auteur évoque aussi le management par le stress qui pousse aujourd'hui des salariés vers l'épuisement moral, le burn-out,voire le suicide.

L'importance de la cellule familiale est soulignée également. Willy en a été tenu éloigné par ces déplacements professionnels incessants. Il n'a pas vu ses enfants grandir mais a tout fait pour qu'ils ne manquent de rien et aujourd'hui il ne sait pas s'il pourra subvenir aux besoins de sa famille.

Un grand classique du théâtre moderne que je vous recommande et qui donne à réfléchir...

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09 novembre 2009

"Livres à vous !" Mon premier salon du livre

IMG_0480 Dimanche, j'étais présente au 1er salon du livre en pays Voironnais. A l'occasion de ce festival, une trentaine d'auteurs jeunesse et adulte ont joué le jeu et sont venus, vendredi, samedi et dimanche,  échanger avec leurs lecteurs dans les bibliothèques, médiathèques, librairies et écoles des communes partenaires. Dimanche, une séance de dédicaces a clos ces festivités.

J'ai manqué de beaux moments et notamment, vendredi soir, Monsieur Pennac effectuant une splendide lecture à voix haute de "Bartelby, le scribe" d'Herman Melville. J'ai également raté quelques auteurs présents seulement vendredi et samedi (notamment Valentine Goby auteur de "qui touche à mon corps, je le tue" ou Brigitte Giraud et son " année étrangère"). Toutefois, je n'avais pas tout perdu ! Dimanche matin, j'étais là dès la première heure pour ne rien rater et je n'étais pas la seule !!! Monsieur Pennac était déjà parti mais j'avais eu la chance de le rencontrer dans d'autres circonstances et de me faire dédicacer "chagrin d'école", souvenez vous.

Je vais vous faire part de mes coups de coeur et Gaëlle va sourire en lisant ce billet (enfin si elle trouve le temps de venir passer un moment par ici) puisque je suis revenue avec un bel et grand album jeunesse sous le bras !!!(non je n'ai toujours pas d'enfant, et alors ?!)

Celui de Olivier Charpentier et Frederic Kessler, auteurs du "grand bestiaire des animaux" album humoristique illustré par les dessins peu ordinaires de Monsieur Charpentier. Il faut dire qu'il utilise la technique du monotype qui consiste à dessiner à grands traits sur une plaque de verre et d'affiner au chiffon et à l'aide d'un petit instrument ressemblant à un scalpel, pour ensuite coller la plaque de verre contre le papier, frotter avec une petite truelle en bois (oui je sais je fais référence tantôt au chirurgien tantôt au maçon, comme quoi quand on dessine...). Le résultat est tout simplement bluffant. Regardez plutôt la dédicace à laquelle j'ai eu droit !!IMG_0475IMG_0477

Côté auteurs adultes, Pierre Péju avait apporté ses carnets de notes et manuscrits nous permettant d'entrer dans les coulisses de son écriture. C'est avec une grande générosité qu'il a dédicacé à tout va. En jettant un oeil à l'emplacement de mon marque page dans "la diagonale du vide" que babelio m'a permis de découvrir, il me promet une surprise à la fin du livre.

Et puis il y a les auteurs que le salon me fait découvrir et dont j'avais déjà entendu du bien.

Annie Cohen m'a dédicacé "l'alfa roméo", son dernier roman, non sans avoir préalable pesté contre quelque chose qui ne lui allait pas dans l'organisation da la journée ou bien peut être son portable qui ne fonctionnait pas, je ne sais pas au juste. Sa dédicace n'en est pas moins touchante.

Caryl Ferey, l'auteur primé de "Zulu", au look plutôt rock, me demande, avant de poser sa griffe sur "Utu",thriller maori, si j'ai l'habitude de lire des polars car celui ci contient, me dit-il quelques scènes plutôt hard. Il me promet tout de même quelques nuits torrides avec le sémillant Paul Osborne (je devrais lâcher toute lecture en cours pour commencer celui-là, non ?!)

Enfin, mon oeil est attiré par "l'ail des ours" roman écrit par Gerard Aimonier Davat, auteur originaire d'Aix les bains, dont les livres semblent trouver un malin plaisir à glisser de sa table d'exposition. Retraité de l'hotellerie, il m'avoue que se faire publier est une mission impossible qui s'est fini pour lui chez un imprimeur qu'il a déniché lui-même.

Autant vous dire que je me serais bien laissée tenter par d'autres romans et albums mais j'avais déjà atteint mon plafond de dépenses du jour à savoir une cinquantaine d'euros.

A noter la présence d'Helène Lenoir dont le livre "l'entracte" va atterrir dans ma LAL et la présence d'un auteur jeunesse dont les illustrations sont remplies de soleil : Alex Godard.

Photo de ma moisson de romans IMG_0482

Un grand merci à tout ceux qui de près ou de loin, dans l'ombre ou la lumière sont à l'origine de ce beau festival !!!!!

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05 novembre 2009

"Voyelle paprika, consonne galuska"

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L'histoire de Klara, la narratrice de "Bazar magyar" de Viviane Chocas, ressemble à celle de Laurent Deutsch.

Née en France de parents hongrois qui ont fui en 1956 un pays sous le joug communiste de Moscou, klara ne connaît rien de la Hongrie.

De leur passé douloureux, les parents de klara n'ont gardé que le goulash, les beignets d'abricots et le chou farci. Le reste (la langue, leurs souvenirs) est resté cadenassé derrière le rideau de fer.

Mais comme le dit Klara "parfois il suffit de manger pour que tout ou presque puisse être dit".

C'est donc par les plats hongrois qu'elle a accès à la Hongrie. "Leur sécurité confondante était probablement la plus solide des armures : on n'a jamais vu un régime politique renverser une cuisine nationale".

Ses parents ne prononcent pas un mot de hongrois  mais "les saveurs du goulash [...] se sont glissées sur la table". "Les mets composaient la seule mémoire vive, cédée, concédée, transmise, voyelle paprika, consonne galuska, accent grave de la chair de la noix, aigu dans l'amertume du concombre".

Klara ne veut pas en rester là et , guidée par les saveurs de la cuisine hongroise, elle décide de partir à la découverte de ce pays pour recomposer son identité et l'histoire familiale.

On suit avec beaucoup d'émotion cette quête des origines. C'est assurément un beau livre !! coup de coeur pour moi !!

idem pour mykha, plus nuancé pour sophie.

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