wersbavie je viens de terminer ce livre mais je l'ouvre sans cesse à nouveau pour en relire certains passages.

J'éprouve quelques difficultés à rédiger ce billet tant cette histoire d'amitié, qui se joue des générations, est riche d'enseignements.

Quelle vieille femme étonnante cette Mme Woodfin, 80 printemps, avec ses robes de velours et ses piles de livres, dans cette bicoque délabrée qui se dresse telle une verrue au milieu des maisons neuves du lotissement.

Elle fait brûler ses déchets et cela indispose ses voisins qui envoient leur jeune fils chez elle pour lui demander de cesser ces feux qui empestent. La rencontre le bouleverse et fait oublier à Albert l'objet de sa visite.

Se sentant enfin écouté et compris, il reviendra discuter aussi souvent que possible avec Mme Woodfin pour échapper à l'ambiance familiale (papa frustré et alcoolique ; maman névrosée obsédée par l'électroménager dernier cri et hollywood) et obtenir des réponses aux questions qui le taraudent. Albert se trouve bizarre, pas comme les autres. Il n'aime d'ailleurs pas leur compagnie, ni l'école.

Leurs échanges lui font comprendre qu'être différent ne signifie pas être un raté, qu'il ne faut jamais oublier de rêver et que tout est possible à condition d'y croire.

Merci à Gawou pour cette belle découverte !!! 167 pages aux Editions Thierry Magnier.

"Si ta vie quotidienne te paraît pauvre, ne l'accuse pas, accuse-toi plutôt. Dis-toi que tu n'es pas assez poète pour en convoquer les richesses..."
Lettres à un jeune poète, Rilke.

"Si un homme marche à un autre pas que ses camarades, c’est peut-être qu’il entend le son d’un autre tambour. Laissons-le suivre la musique qu'il entend, quelle qu'en soit la cadence."
Walden, Henry David Thoreau.

Voir les avis enthousiastes de Sophie Pilaire, Clarabel, Lou  et Gaëlle bien sûr !  Lu pour la lettre W du challenge abc 2009;