Les facéties de Lucie

31 janvier 2012

Maman de Isabelle Alonso

Stickers muraux Coeur rouge $MARQUE_PRODUCT.nomSi vous êtes une femme qui a perdu sa maman, ce roman va forcément vous toucher en plein coeur. Parce que vous vous y retrouverez, vous y reconnaîtrez la peur, la douleur, le déni de la mort prochaine, les sentiments de culpabilité que vous avez éprouvés ou que vous éprouvez encore.

Isabelle Alonso n'est pas une femme comme les autres qui a perdu sa maman. C'est une femme qui est douée pour en parler et évoquer à travers ce témoignage très personnel cet enfer que nous traversons toutes et tous : la perte de la mère.

Parce que l'on croit jusqu'au bout que ce n'est pas possible, pas maintenant, on continue sa vie, son train-train, entre deux visites à l'hôpital. Une fois la ca-ta arrivée, on se demande si l'on aurait pas du faire autrement. On s'en veut même d'avoir parfois pu souhaiter que la mort vienne vite mettre fin à toute cette souffrance.

Une chose est sûre : nous ne sommes jamais préparés à cette perte là. Chacun, chacune va devoir composer avec l'absence, concocter sa recette pour avancer quand même et faire en sorte qu'elle continue à vivre en nous cette petite madre.

Ce livre est poignant, tendre et souvent drôle.

Elle est jolie cette tribu unie autour de la maman et cette relation si privilégiée que vivait Isabelle avec celle qui lui a donné la vie et a toujours fait passer la sienne après celle de sa famille.

Un roman qui nous rappelle aussi que nos parents ne sont pas éternels et que la vie dans les hôpitaux et les maisons de retraite n'est pas rêvée pour nos aîné(e)s. Il y a encore du chemin à parcourir pour aménager ce temps de vie dans notre société où vieillir nous fait si peur. 

A lire absolument !!!

extraits : "l'abandon des vieux est inscrit dans notre mode de vie comme le gaspillage, la précipitation et la solitude."

"l'imagination est un paquet cadeau, rubans et papier scintillant emballant toute détresse. Sans cette prothèse mentale, je ne suis pas sûre que j'aurais le courage d'envisager le séjour de ma mère dans ce genre d'endroit."

"Le jour où le cursus universitaire de la gent médicale sera doté d'une formation à l'échange entre humaisn appelé parole, la vie dans les hopitaux se couvrira de pétales de roses.

 

 

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30 janvier 2012

La consolante d'Anna Gavalda

 

Lorsque ce roman est sorti en 2008, je me souviens de lecteurs déçus par le style de ce nouveau roman, "haché", "incompréhensible", rempli de banalités et de dialogues redondants....

J'attendais sa sortie en poche. En me promenant un dimanche, il était là me tendant les bras depuis l'étal d'un bouquiniste. Mon papa me l'a offert.

C'est un broché qui a vécu, a été lu et relu, il en porte les traces. Tout comme Charles portent les marques de son passé.

Charles c'est le personnage principal de ce roman. Tantôt c'est lui qui cause, tantôt c'est c'est l'auteure elle-même qui semble prendre de la hauteur et elle voit son héros se débattre, se noyer dans ses souvenirs et doucement revenir au présent, se recentrer sur l'essentiel.

Charles c'est un cartésien, qui contrôle tout, y compris ses sentiments. Est-il heureux pour autant ? oh non.

Architecte, la cinquantaine, souvent charrette, s'ennuie dans une histoire sans saveur avec Laurence. Quand il apprend qu'une femme qui a tant compté dans son enfance a tiré sa révérence, a quitté la scène, il replonge tête la première dans son passé et prend conscience qu'il ne vit qu'à moitié aujourd'hui, qu'il n'y a plus de sel dans sa vie.

C'est peut être bien le moment de mettre un coup de pied dans la construction quitte à devoir redemarrer à partir des fondations. Faire des plans pour les autres, ça, il est champion, mais pour lui ?! les cordonniers sont bien souvent les plus mal chaussés...

Pas si facile de trouver le bon chemin. On s'égare d'abord dans des voies sans issues, on prend la rassurante autoroute et puis l'on s'y ennuie avant d'oser enfin emprunter ce petit chemin de terre qui nous tente depuis si longtemps...

Bon vous l'avez compris, ces 600 pages se dévorent et font cogiter, l'écriture est riche de sa différence, elle est très souvent cinématographique, Anna Gavalda sait comme personne retranscrire l'ambiance d'une kermesse à l'école, d'un repas de famille, d'un lotissement de banlieue...

Allez lire le florilège de jolis commentaires à propos de ce roman ICI, et lisez le.

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29 janvier 2012

Le cuisinier de Martin Suter

 Challenge mini bac 2012 catégorie Métier. 

Le sujet avait piqué ma curiosité, mon libraire me l'avait recommandé, je l'ai donc offert à aBeille qui me l'a offert le même jour ! 

Ce roman qui se passe en Suisse fleure bon le curry et le lait de coco. Mais attention, tradition et modernité sont mêlées par Maravan lorsqu'il cuisine. Il fait de la cuisine moléculaire ayurvédique ! Quel dommage que ce jeune réfugié tamoul soit relégué aux taches ingrates dans les cuisines du restaurant qui l'emploie. C'est dans son appartement qu'il cuisine pour retrouver les odeurs et saveurs des plats de sa grande tante. L'argent qu'il gagne en tant qu'homme à tout faire sert en partie à financer les médicaments de cette femme qui lui a appris à confectionner de savoureux repas.

Lorsqu'il est licencié, il lance sa propre entreprise : Love food. Il s'agit de servir des dîners aphrodisiaques à domicile. Le succès est immédiat car les couples dont le désir s'est émoussé se précipitent chez Maravan sur les conseils de leur sexologue. Mais il ne s'agit pas toujours de couples mariés qu'il faut régaler, les convives sont beaucoup moins politiquement correct qu'il le souhaiterait...

Le thème est moins léger qu'il n'y parait car l'histoire se déroule sur fond de crise financière internationale et de conflit au Sri Lanka. Maravan craint que son neveu ne soit enrolé dans les Blacks tigers, unité d'élite regroupant les candidats aux attentats suicide. Il ignore au départ qu'il nourrit ceux qui fournissent les armes dans ce conflit. 

Il est touchant ce Maravan. Discret, travailleur, ses pensées sont toutes entières tournées vers sa famille restée au Sri Lanka. La seule chose qui le relie concrètement à eux ce sont les odeurs, les saveurs. Dans cette Suisse qui se replie sur elle même pour affronter la crise, il est parfois contraint d'agir à contre courant de sa culture et de ses croyances religieuses. Il continue cependant de prier devant son autel et il refuse de travailler le jour d'une grande fête hindouiste. Puis il va s'aperçevoir qu'il peut aider les siens avec sa cuisine et c'est sa petite contribution...

2 Extraits :

  • "Il n’avait encore jamais remarqué combien toute vie était impitoyablement emplie de bruits. Le bavardage de sa famille, les coups de klaxon de la circulation, le vent dans les palmiers, le ressac de l’océan Indien, les détonations de la guerre civile, les tintements des cuisines, les mélopées des temples, le bavardage des pensées. Et tout à coup, ce silence. Comme un bijou. Un article de luxe auquel des gens comme lui ne pouvait pas prétendre.
  • « -Vous êtes doué pour quoi ?

-Pour la cuisine.

-Eh bien, racontez-moi la cuisine.

-La première fois que j’ai vu ma grand-tante préparer de l’aalangai puttu, j’avais peut-être cinq ans. Elle transformait du riz et des haricots en farine, de la noix de coco râpée en lait, le tout en une pâte et celle-ci en beaucoup de petites boules qu’elle métamorphosait, avec de la vapeur, du lait de coco et du sucre de palme, en fausses figues de banian sucrées. J’ai appris à l’époque que cuisiner, ça n’est rien d’autre que métamorphoser. Du froid en chaud, du dur en moelleux, de l’aigre en doux. C’est pour cette raison que je suis devenu cuisinier. Métamorphoser les choses me fascine.

-Vous êtes un cuisinier admirable.

-Ce que j’ai fait aujourd’hui, ça n’était rien du tout. Je veux aller plus loin. Continuer à métamorphoser ce qui l’a déjà été. Rendre croustillant le dur devenu du moelleux. Croustillant ou mousseux. Ou fondant. Vous comprenez ? Je veux… (Il chercha les mots justes.) Je veux faire quelque chose de neuf avec ce qui est familier. Quelque chose de surprenant avec de l’attendu. »


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28 janvier 2012

La boulangerie de la rue des dimanches

Oui un gros coup de coeur pour cet album et pas seulement parce que c'est le plus calorique que j'ai lu (avec Pedro à 100 à l'heure on avait perdu des calories et là on en reprend !!)

C'est évidemment Gaëlle qui me l'a glissé dans un colis bien rempli pour mon Noël. Et comme en ce moment vous avez compris que je suis un nid à virus et bactéries bein je lis, je lis, je lis.

Cet album m'a offert une belle parenthèse hors du temps. Il délivre de jolis messages à l'adulte que vous êtes mais plaira aux enfants que vous avez. Parce qu'on y parle de religieuses au chocolat et de baguettes pas trop cuites ?! non pas seulement.

La vie du petit Jack démarre dans la pauvreté. Son enfance lui met du plomb dans la tête au sens propre puisqu'il est atteint de saturnisme et devient orphelin quand ses parents meurent sans bruit. Il ne se laisse pas abattre, il veut devenir boulanger patissier. De cette formation, il ne retient que deux recettes : les religieuses au chocolat et les baguettes pas trop cuites. Insuffisant dites vous ? Sauf quand on a son talent ! Il transforme la vie de tout un quartier avec ces deux spécialités. Mais quand l'horloge de sa boutique se met à dérailler, sa vie prend un drôle de tour !

Comment vous dire ? Il faut qu'il rejoigne votre étagère des indispensables, vous verrez les illustrations aux couleurs sépias sont ravissantes et le message délivré vous parlera : dans la vie, aucun determinisme : pour réussir, il suffit de croire en soi et d'avancer. Cet album nous parle aussi de burn out, d'épuisement professionnel et de l'importance de lever le pied pour l'éviter et regarder les belles choses autour de soi !

Bref, croire en soi, et trouver le juste équilibre entre vie privée et vie professionnelle, c'est notre défi pour 2012

Les billets élogieux de un autre endroit et de Gaëlle

J'ai la chance d'avoir une belle dédicace d'Alexis Galmot ! Alors merci à lui et à Gaëlle ma libraire du Sud...

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27 janvier 2012

Des mots, une histoire 53

Les mots à placer : pamplemousse – bonheur – insomnie – feu – artifice – mensonge – niais – pelouse – tarification – irremplaçable – vamp – tourbillon – pierre – choux – abside – mousse – choeur – douceur – désir – marmelade – trousser – perroquet – carrefour – bouquet – bas – lumière – désespoir – astragale – hologramme

Bon déjà, une chose est sûre, ce n'est pas un parfum pour vamp. Il contient des notes de pamplemousse, de citron et de vanille. Et lorsque l'on ferme les yeux, on croit ouvrir un pot de marmelade. Puis l'on perçoit une odeur d'herbe coupée, de pelouse, de mousse. Et en dernier c'est la senteur d'un bouquet de fleurs des champs qui nous remonte dans les narines. Ce parfum n'eveille pas le désir, non, mais donne une envie de douceur.

Bon alors comment l'appeler ? Astragale ? Non ça fait trop Ams tram gram, pic et pic et colégram. Abside ? trop aride, mathématique. Hologramme ? Non, trop futuriste. Tourbillon d'agrumes ? Pierre de Lune ? Tornade sur la prairie ? ô mensonge, ô désespoir ? Non là je suis tombée bien bas, ça ne va pas. Et le clip publicitaire : une chanson entraînante avec des choeurs ? non, c'est niais. Un feu d'artifice ? Un carrefour baigné de lumière ? Un perroquet dans une forêt équatoriale ? Non trop exotique.

Elle m'en provoque des insomnies cette nouvelle fragrance ! On m'a dit "vous, la petite nouvelle, vous qui avez de l'imagination, faites nous le bonheur de trouver un nom à ce nouveau parfum et une publicité pour le promouvoir, vous serez un chou !Et vous nous troussez ça vite fait, bien fait, hein ?! Prouvez nous donc que vous êtes irremplaçable !"

Et pourquoi pas établir sa tarification tant qu'on y est ?! Allez, courage, plus qu'une semaine de période d'essai !

Pour lire les autres c'est par là 

Posté par lulu38 à 06:30 - - Commentaires [24]
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26 janvier 2012

la citation du jeudi

J'extrais encore une citation de ce roman que j'ai aimé et cette fois je vous en parle un peu plus. Je dis Merci à Jack pour le prêt et je le glisse dans la liste de mon challenge petit bac 2012 pour la catégorie objet (vous l'aurez compris je veux aller au bout des deux challenges littéraires que je me suis fixés cette fois...).

  

"En me lançant dans cet étrange voyage, j'avais réalisé le rêve de tout homme : traverser la forêt de ses peurs pour accéder à ces émotions secrètes, ces infimes parcelles de bonheur qui sont en nous, tapies dans un endroit que nous ignorons, et que, souvent, nous recherchons pendant toute une vie."

J'aime décidemment les romans de Jean Paul Dubois. Le personnage principal (il s'agit toujours d'un Paul marié à une Anna) part souvent à la recherche de lui-même pour trouver  sa place, se reconstruire. Dans ce roman, c'est d'abord une quête de vérité. Paul cherche à comprendre qui était son dentiste de père qui passait tous ses étés à pêcher au Canada avant d'y périr noyé dans un lac. Ses mots d'écrivains sont bien inutiles, il s'aperçoit qu'il doit aller plus loin et accomplir un pélerinage sur ses traces au Québec. Trouvera-t-il les réponses à ses questions ? L'aideront elles à vivre, à garder l'envie d'avancer malgrè son divorce et l'annonce de sa stérilité ? Que cherche-t-il à prouver à ce père disparu ?

Une fois ouvert, impossible de le refermer. On suit cet homme de 48 ans qui a perdu ses repères et compte bien retrouver le Nord quitte à y laisser sa peau. Parce qu'il souhaite enfin vivre en paix, se sentir présent au monde et à sa place, enfin.

 A lire absolument.

Posté par lulu38 à 06:56 - - Commentaires [10]
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25 janvier 2012

Extraits d'atelier

Terrasse de café, canicule 1971 KEYSTONE

Terrasse de café, canicule 1971 par Keystone

La concierge aux lunettes, rue Jacob, 1945 Robert DOISNEAU 

La concierge aux lunettes 1945 Rue jacob de Robert Doisneau

Vous savez que je suis inscrite à un atelier d'écriture physique auquel j'assiste tous les 15 jours.

Je voulais vous donner une petite idée de ce que nous faisons pendant ces séances.

Lors de la première de l'année 2012, Sophie Anne nous a fait tirer au sort une image. Je suis tombée sur ces deux soiffards et leurs bières géantes. Elle nous a laissé écrire une vingtaine de minutes sur cette première photo. Puis elle a dégainé la concierge de Doisneau et nous a demandé de l'intégrer dans notre récit. 


Voilà le résultat :

Quelle idée d'avoir accepté ce pari idiot ! Arroser la promotion de Gérard, ok, mais de là à engloutir une bière de géant !

Lorsqu'il a échangé ce clin d'oeil complice avec le serveur, j'aurais du me douter qu'il me tendait un guet apens. Gérard a la descente facile, un vrai boit-sans-soif. Si je n'arrive pas au bout, c'est sûr, je vais passer pour un petit joueur. Combien de demis peut bien contenir ce verre xxl ?

J'aurais du lui dire que je ne bois pas d'alcool, je ne le supporte pas. Je sens déjà que cela me monte à la tête. Si je rentre à la maison en refoulant la bière, Monique va me faire une scène c'est sûr ! Et si je lui dis que c'est parce que Gérard a voulu fêter son nouveau poste, elle me dira : "évidemment ce n'est encore pas à toi que ça arrive !"

Inutile de chercher à mentir ou à passer cet épisode sous silence, la concierge de l'immeuble nous a repéré et reluque nos verres d'un oeil soupçonneux.Quand je vais rentrer tout à l'heure et passer devant sa loge, cette mégère va immanquablement me demander : "alors Monsieur Léon, quelque chose à fêter ?" et Monique en sera avisé dans la minute. 

Allez hop cul sec, au point où j'en suis !

Posté par lulu38 à 06:53 - - Commentaires [5]
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24 janvier 2012

La vie en bleu de Jean-François Thiery

 

Catégorie Couleur du Challenge petit bac 2012 de Enna.

Parfois, dans les salons du livre, on fait une bonne pioche sans le savoir.

Ce recueil de nouvelles, je l'ai acheté aux mots Doubs, parce que la couverture m'a attiré et que l'auteur avait l'air sympathique.

Et bien moi qui aime les nouvelles à chute, je suis servie !

J'ai dévoré ce livre parce que l'exercice est réussi ! Pas moins de douze nouvelles aux fins surprenantes.

En filligrane, la musique puisque tous les personnages sont à la recherche de l'harmonie.

A lire et à relire !

Le blog de l'auteur

Posté par lulu38 à 06:31 - - Commentaires [9]
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23 janvier 2012

Une photo, quelques mots (25)

Sans titre

Des maux de tête lancinants, persistants. Doctissimo.fr, mon pharmacien, mon médecin, des kilos de doliprane, finalement un scanner dont je viens de récupérer les clichés. J'ai pensé migraine, puis maladie de Horton ou tumeur. Oui, une tumeur, des cheveux qui tombent avec la chimio voire un truc inopérable, 3 mois à vivre.

Je m'imagine toujours le pire.

Mal à la vessie ? infection urinaire, kyste à l'ovaire, pyelonephrite, ou calculs reinaux, oui c'est ça, des calculs reinaux, je ne bois pas assez, c'est évident, un vrai chameau. Cela explique cette douleur dans le dos. Mes reins doivent être remplis de calculs.

Une trachéite qui dure, une toux grasse qui fait siffler mes poumons ? une bronchite, une pneumonie. Une grande fatigue pendant quelques jours ? Une mononucléose c'est sûr. Ma cuisse me lance après un footing ? Une déchirure musculaire, à ne pas louper. 

Bref me voilà avec ces images de mon cerveau dans un grand sac. Le type n'a pas voulu me dire ce qu'il voyait, il me renvoit vers mon médecin. Son expression ne m'a pas rassuré. Ce doit être grave, c'était la fin de sa journée, il ne voulait pas la finir en m'annoncant que ces tâches là dans mon cerveau sont de mauvaise augure. 

Alors c'est vrai j'ai l'habitude de tout essayer : homéopathe, ostéopathe, kynesiologue, rebouteux, hypnose mais le cierge, la prière, jamais testé. Voilà c'est fait, on verra bien.

Pour lire les autres c'est chez Leiloona !

Posté par lulu38 à 06:30 - - Commentaires [11]
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22 janvier 2012

Sur le point de craquer ...

Photo 2148

... pas moi, hein, quoique, mais Aurélie Laflamme, cette ado dont j'adore lire le journal. J'ai dévoré le tome 2 et je vous le recommande évidemment !!!

Dans ce tome, son coeur dégèle, celui de sa meilleure amie est brisé et celui de sa maman se remet à battre. Le cerveau d'Aurélie fait des bulles (des blop, blop) et elle peine à se concentrer en cours.

Pourtant difficile d'exploser de joie quand sa meilleure amie est terrassée par un chagrin d'amour. Alors elle se contorsionne notre Aurélie et se met dans des situations incroyables.

C'est toujours aussi drôle et prenant. On retrouve nos 14 ans et nos premières peines de coeur...

Extraits : page 167 "ma mère roucoule comme une tourterelle et son timbre de voix est tellement aigu que je suis certaine que seuls les chiens peuvent vraiment comprendre ce qu'elle dit"

page 115 "Mon esprit bloque le mot "je t'aime" par pure protection de la douleur que ça pourrait engendrer dans mon coeur si Nicolas avait l'idée saugrenue de me faire la même chose que Truch a fait à Kat : me larguer. Wouah ! C'est fort, le cerveau !"

page 209 : "le médium télé est fascinant. Sitôt qu'on y fait n'importe quelle connerie, on se met à exister."

page 249 : "j'avais mis mon coeur en prison pour me protéger des sentiments trop forts. Pis un jour, quelqu'un de vraiment gentil m'a permis d'oublier ma carapace. Et là... j'ai mal comme je n'ai jamais eu mal. Mais je suis contente d'avoir ressenti...quelque chose, quelque chose de beau. Le seul problème, c'est que maintenant, tous mes sentiments sont libérés et que je ne sais plus comment les contrôler. Quand on a eu le coeur brisé, on a peur de nos sentiments. Mais souvrir, quitte à avoir de la peine à nouveau, ça fait ... se sentir en vie. "

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