Les facéties de Lucie

21 janvier 2016

La tête de l'emploi où comment relire du bon David Foenkinos.

la tete de l'emploi 

Théorie des dominos, loi des séries, appelez ça comme vous voulez mais parfois le sort s'acharne, les ca-ta s'enchaînent. Bernard le narrateur de cette histoire aurait préféré ne pas illustrer ce cas de figure.

Enfant unique de parents qui ont traversé la vie sans faire de bruit, il a connu l'âge d'or de la Banque avant que son métier ne devienne synonyme d'escroquerie. Il filait le parfait amour avec Nathalie avec laquelle il avait eu une fille lumineuse, Alice.

Que sa fille chérie parte de la maison pour faire un stage de deux ans à Sao Paulo, passe encore, on ne fait pas les enfants pour soi. Mais être retrogradé au guichet puis carrément viré, voir sa femme le quitter pour un autre et ses amis lui tourner le dos, là ça fait beaucoup.

Retour à la case maison familiale, voici Bernard contraint de chausser les patins et de se fader questions pour un champion chaque soir. Et quand on a cinquante ans revenir chez ses parents et tout recommencer, c'est dur. 

David Foenkinos a l'art de nous faire rire de tout y compris des cas les plus désespérés. J'ai retrouvé sa plume mélancolique fantaisiste et ça m'a beaucoup plu. (mention spéciale pour les notes de bas de page)

"Sao paulo, ce n'était pas un nom serieux. On ne fait pas de stage au Brésil. C'est un pays où l'on boit des cocktails en exhibant ses seins, où on passe son temps à danser et à jouer au football pieds nus."

 

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20 janvier 2016

Mariages de saison de Jean Philippe Blondel

a ma source gardée

Corentin a 27 ans, il est vidéaste de mariage 6 mois sur 12. Six mois à vêtir un costume chaque samedi, à suivre la future mariée chez le coiffeur, à capturer des éclats de rire et de voix, des "oui" de mairie et parfois d'Eglise.

Il est attachant d'entrée ce garçon, campé par ses premiers gestes matinaux : le café filtre, la lecture du journal. Il passe sa vie à enregistrer des promesses d'avenir alors qu'il est incapable de s'engager en amitié comme en amour.

Le confessionnal qu'instaure Corentin pour les mariés les incite à de sacrés déclarations. Ils ne sont pas les seuls à faire tomber les masques devant sa caméra puisqu'il demande à ses amis et sa famille de se confier chacun leur tour devant sa caméra. Une étrange pratique qui va donner lieu à d'étonnantes révélations. 

Ce roman m'a immanquablement fait penser à Ricardo Vieira, photographe de mariage atypique et intimiste qui réussit à faire naître d'immenses éclats de rire . Comme Corentin il "pense que c'est le lien humain, avant tout, qui fait la différence." Ricardo passe un weekend entier avec les futurs mariés pour le créer ce lien et quand il débarque au mariage, tout le monde pense que c'est un ami. Et il l'est devenu, en effet. 

Un bon cru ce Blondel. Comme d'habitude. 

"Un mariage. Un symbole de liberté, parce que le mariage parfois, c'était cela - non pas le début d'un enfermement, mais la conquête d'une indépendance à deux, la certitude de n'être plus seul à faire face aux éléments. Décupler les forces et le courage."

"C'est bizarre un mariage. C'est comme une tempête. A peine a t-on donné son assentiment qu'on est pris dans un tourbillon où il est question de costumes, de salle, de photographes, de nombre d'invités, de couleurs de serviettes, on se laisse porter en tentant de respirer, on surnage et puis on s'aperçoit que, en fin de compte les autres (...) se moquent bien de ce dont on peut avoir envie, et le pire est que votre future épouse est complice de ce mouvement, elle le précède même, elle le dirige et elle vous oublie. Alors à un moment donné, vous prenez la tangente, vous faussez compagnie, on le remarque à peine et vous prenez une autre direction." 

"Il sait pertinemment que c'est compliqué de s'interesser au bonheur des autres quand on se sent flotter en marge de l'existence. "

Suis parfaitement d'accord avec les arguments de Delphine Peras pour vous inciter à le lire. 

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19 janvier 2016

A ma source gardée, de Madeline Roth.

a ma source gardée

Lu d'un trait. Le format, me direz vous ?! (59 pages) Non la manière dont elle nous ferre avec ses mots, Madeline. Elle est douée pour nous conter l'universel : l'amour, sa force et la douleur qu'il procure quand il n'est plus partagé , la place qu'il occupe en nous. C'est un amour adolescent qui prend naissance en plein été. Ce genre d'amour qui marque d'entrée et qu'on pense être l'ultime. 

Extraits de ce coup de coeur chez Thierry Magnier : 

"C'est août et les étoiles par milliers."

" Je ne sais pas comment, l'amour avait du arriver. J'étais incapable de dire quand. Petit à petit, de plus en plus gros, et maintenant ça prenait toute la place, au corps, au coeur, au ventre, ça m'envahissait. "

"On était pareils. Les mêmes, les mêmes goûts, presque tout, les mêmes silences quand on avait pas envie de parler, la même façon d'être au monde, je crois , dans une sorte de recul, distant, et d'envie de sauter à pieds joints dedans, quand même."

"Une nuit tu m'avais dit qu'on était seul, que la vie était sans doute plus amère, mais plus juste, une fois que l'on avait compris cela. Que l'on avançait seul, tout le temps, et que l'amour, l'amitié, c'était rien que comme des livres, des chansons, des chemins, ça faisait juste croire un moment qu'on n'était plus vraiment seul, qu'on pouvait être deux, ou plusieurs. Mais juste un moment. " page 58

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28 décembre 2015

Mon année 2015 en quelques mots et images

L'année dernière je n'étais pas parvenue à selectionner les clichés d'une année qui me fichait le tournis. 

Cette année je vais essayer. 

Janvier

J'ai arpenté ma nouvelle ville l'appareil photo autour du cou, acheté un fonds de commerce et profité de la douceur de l'hiver et de mes amis. 

janvier 2015janvier 2015 1

janvier 2015 2janvier 2015 3

Février 

J'ai découvert de belles adresses où il fait bon manger (Italie là bas entre autres), j'ai ouvert Chez les filles, J'ai eu encore un peu le temps de lire de belles bulles (Lulu femme nue)  et des livres miroirs. Dis moi oui notamment. 

fev 1fev 2

fev 3

 Mars 

J'ai découvert le magazine Flow, j'ai reçu des mes amies un cadeau réconfortant et une lettre précieuse. Je suis allée au cinéma et je n'ai pas réussi à voir les films en entier ...épuisée.

mars 1mars 2

mars 3mars 4

 Avril

J'ai reçu de jolis présents (mes amies encore), lu l'empreinte amoureuse et Diane dans le miroir et les ai élus coups de coeur. J'ai continué à regarder et photographier ma ville. J'ai fini le mois en toute amitié. 

avril 1avril 2

avril 3avril 4

avril 5

Mai 

En mai, le laurier a fleuri, déjà, les bouquets de senteurs ont envahi l'appart, mon mur s'est lézardé. Une autre lumière est entrée...

mai 1mai 2

mai 4 

Juin

J'ai démarré et terminé le mois à la plage.  La magie n'a pas opéré comme d'habitude, l'envie n'y était plus.

juin 1juin 2

juin 3

Juillet

1er festival, Deux spectacle géniaux, beaucoup beaucoup, beaucoup de travail sous une chaleur caniculaire. Des apéros entre amis réussis. 

juillet 1juillet 2

juillet 3juillet 4

juillet 5

 Août 

J'ai écouté mon coeur et l'ai suivi. J'ai lu Gounelle. J'ai continué à avancer. 

aout 1aout 2

 Septembre

L'amitié encore, l'amour aussi. Plus fort que jamais. Le pas est bon du coup, forcément. 

IMG_7227sept 2

sept 3

 Octobre 

J'ai retrouvé le chemin des fourneaux perso, mangé des oeuvres d'art avec les deux hommes que j'aime. J'ai savouré chaque jour la chance que j'ai d'avoir le coeur qui bat si fort.

octobre 1oct 2

oct 3

 Novembre

J'ai capturé à chaque fois que j'ai pu (que je l'ai vu) la lumière de l'automne si doux, nous nous sommes offerts des tasses à messages et j'ai eu un coup de coeur nouvelles...

nov 1nov 2

nov 3nov 4

 Décembre 

J'ai crée notre calendrier de l'avent, acheté une revue remplie de parcours d'entrepreurs inspirants (Encore Magazine), j'ai planté notre blé à la Ste Barbe, je me suis souvent endormie sans manger et me suis mise un pression de tous les diables pour mon premier Noël de commerçante dans les Halles. Puis j'ai décompressée et tirée les enseignements de cette première experience. Je m'apprête à finir l'année dans une chaleur irréelle...

dec 1dec 2

dec 3

 

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13 décembre 2015

Concerto à la mémoire d'un ange, d'E.E.Schmitt, mon dernier coup de coeur Nouvelles

concerto

Je tourne les phrases dans tous les sens, cela fait trop longtemps que je n'ai pas écrit de billet, j'ai perdu l'habileté de l'habitude.

J'ai juste besoin de vous dire à quel point j'ai aimé ce recueil de nouvelles. Eric Emmanuel Schmitt excelle dans cet art du récit court. Il écrit si bien ces histoires qu'on ne peut plus les lâcher une fois entamées et le dessin final saisit toujours. D'autant que l'auteur compose son recueil comme un roman selon un thème qui sous tend l'ensemble. Si chaque nouvelle peut être lu isolément, toutes sont liées par les mêmes questionnements existentiels : peut-on changer, sommes nous libres ? Est il en notre pouvoir de devenir meilleur ? Tous les personnages de ces nouvelles en ont l'opportunité. La saisiront-ils ? 

Selon l'auteur, on ne change pas radicalement, on se corrige. On peut décider de donner plus ou moins de poids à son passé, à son caractère. On peut prendre de la distance par rapport à son histoire en se réiventant,encore faut il le vouloir. On peut faire des rencontres qui changent la vie. Mais on peut aussi rester prisonnier de son enfance, de ses traumatismes. Une autre question est posée en filigrane : quand devenons nous celui que nous devons être ? Si on ne prend pas le parti de devenir quelqu'un, alors on est ce qu'ont voulu les autres.

Sainte Rita, Sainte des causes désespérées, est le fil rouge qui me donne évidemment envie de faire voyager ce livre vers ma chère Sophie !

J'oublais de vous parler du bonheur ultime que j'ai éprouvé en lisant ce making of qu'est le journal d'écriture glissé par l'auteur à la fin de ce recueil. On y lit l'origine de ses fulgurances, les tourments de l'écrivain, son intimité. Bref on est carrément dans les coulisses. Chanceux. 

Et voici des extraits : "la mer était acariâtre aujourd'hui, ni démontée, ni calme, juste de mauvaise humeur." page 57

"Telle est l'intimité essentielle de la condition humaine : vivre avec davantage de questions que de réponses". page 201

"Je considère que l'art de l'écrivain, tel l'art du dessinateur, consiste à opérer des choix, poser un cadre juste, déterminer l'instant le plus juteux à raconter, dire beaucoup avec peu." page 202

"Lhomme ne change pas : il se corrige. Il utilise son tempérament d'une autre manière, il l'infléchit, le mettant au service d'autres valeurs" page 213

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Et une vidéo à écouter.  

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23 novembre 2015

Les petits pains de la pleine lune ou du risque de glisser de la magie dans ses gâteaux

pains

Ce roman est le seul qui a su m'accrocher depuis le dernier livre de Monsieur Gounelle.

Alors oui j'ai piqué du nez de nombreuses fois en le lisant, ne parvenant pas à lutter contre ma fatigue chronique de travailleuse de l'aube, mais je replongeais dedans à chaque fois comme si je ne l'avais pas quitté depuis si longtemps.

Les mots des traductrices Lim Yeong-hee et Françoise Nagel ont su me captiver.

Cette histoire est incroyable. A la lisière du fantastique. Elle est composée de drôles d'ingrédients :

Un boulanger patissier sorcier qui glisse dans ses gâteaux des ingrédients à même d'aider ou de détruire ceux qui les consomment. 

Un jeune garçon qui fuit le domicile familial où il est accusé à tort des pires maux. Il se réfugie chez le fameux sorcier patissier. 

Une fille qui travaille le jour dans cette boulangerie dingue et qui devient oiseau la nuit. 

Où l'on comprend que la magie ne peut pas changer notre destinée et que la meringue à remonter le temps ne se croque pas sans risque. 

Je vous le recommande. Vraiment.  

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12 novembre 2015

Si, si, je vous rassure, je lis encore des romans.

Quand on a eu la folie douce de créer sa petite entreprise, qu'on travaille 6 jours sur 7, 10h par jour au moins et qu'on se lève à 4h30 tous les matins, les temps de lecture se font rare et ne durent guère longtemps (on s'endort très rapidement).

Je lis des livres de recettes ça oui. Pour m'inspirer et varier les plaisirs de mes clients.

Je picore les articles des magazines Flow et Happifood et j'ai récemment découvert Simple Things.

Quant à lire des romans, c'est plus compliqué. Ah on est loin de la centaine de livres que j'ingurgitais avant mais ce n'est pas faute d'essayer. 

J'ai commencé le dernier de Mélanie Richoz sans le terminer. Mais j'y reviendrai, c'est comme Tourterelle, je l'avais d'abord abandonné puis dévoré et adoré. Question de timing.

J'ai entamé et abandonné pour la même raison "le temps qui va, le temps qui vient" de Hiromi KAWAKAMI.

Et comme jamais deux sans trois, j'ai traité de la même manière "l'empire des anges" de Weber. L'originalité du propos m'a toutefois tenu sur davantage de pages.

Le livre qui a enfin réussi à m'accrocher pour de bon c'est "Les petits pains de la pleine lune" de Byeong-mo GU. Je suis à mi-parcours et je ne vais pas m'arrêter.

pains

Le début du prologue met carrément l'eau à la bouche : "Une odeur de caramel chaud m'a chatouillé les narines et titillé l'imagination. Je me suis aussitôt représenté une pâte à gateau bien élastique, fraichement malaxée, du beurre fondu grésillant dans une poële, de la crème fouettée ondulant sur la mousse d'un café viennois. Chaque fois que je passais devant cette pâtisserie, je voyais littéralement la pâte lever et sentai sur ma langue le goût de la confiture de figue ou d'abricot qui allait servir de fond de tarte".

Je reviens vous en dire davantage bientôt (aaaah le bonheur d'écrire à nouveau, je vous en ai parlé ?) 

Et vous où en êtes vous avec vos lectures du moment ?

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15 août 2015

Le jour où j'ai appris à vivre de Laurent Gounelle.

gounelle jour

C'est le jour où j'ai pris une décision difficile et particulièrement importante que j'ai entamé la lecture de ce roman.

J'ai avalé la première moitié d'un trait. J'ai ensuite picoré quelques morceaux chaque soir les yeux brûlants de sable. Je l'ai terminé un lundi matin où je m'étais autorisée un moment lecture au soleil avant même d'avoir effectué une seule de mes missions du jour. (Oui, j'ai parfois tendance à remettre au lendemain.)

Jonathan est un homme récemment séparé d'une femme avec laquelle il a eu un enfant et travaille encore avec elle au sein d'un cabinet d'assurances. Un matin, une diseuse de bonne aventure (j'adore cette expression) lit dans les lignes de sa main qu'il va prochainement mourir. C'est l'électrochoc qui l'amène à se poser la question du sens qu'il donne à sa vie. Il est aidé dans son cheminement par sa tante Margie dont la maison blanche devient hâvre de paix. Je rêverai d'être accueillie dans un endroit comme celui là par une aussi bienveillante guide.

Comme dans chacun des romans de Laurent Gounelle, sont glissées une pincée de philosophie et une bonne louche de développement personnel.  Le dosage est parfait pour , au choix, et selon votre stade : vous réveiller en vous mettant un coup de pied aux fesses / vous conforter dans votre vision optimiste et confiante de la vie.

En le refermant je me suis dis trois fois Oui :

Oui, j'ai raison de suivre ce que mon coeur me souffle pour ne pas laisser mes illusions mener la danse...

Oui, rien ne vaut l'écoute de ses envies profondes et il convient de ne pas s'en laisser distraire par l'éphémère satisfaction de nos désirs. Ce murmure qui vient du plus profond de soi est souvent couvert par le brouhaha des stimulis extérieurs. "A force d'être absorbé par ce qui vient de l'exterieur, on perd le contact avec nous mêmes." Et si tout ces stimulis induisent des émotions qui nous séduisent, ils nous éloignent de nous...(note pour moi même : reprendre le quart d'heure de médiation quotidienne)

Oui, "pas de tant pis sans tant mieux" comme dit mon papa : tout ce qui nous arrive, y compris ce qui semble être une expérience négative, est là pour quelque chose et pour nous rapprocher de nous mêmes.

Je vous recommande la lecture de l'interview mené par Anne Ghesquière ICI. 

Quelques extraits en images : 

coeur

se connecter à soi meme

notre voie

 

Quelques phrases glanées à méditer :

"Le présent ne se revit pas une seconde fois, les moments perdus le sont pour toujours."page 164

"Tu comprends quand on fait la guerre contre soi même , une chose est sûre : l'un de nous deux va perdre. " page 76

Enfin écoutez donc l'auteur parler de son roman...

(et puis foncez l'acheter et prenez du scotch en même temps parce les éditions Kero ont baclé le collage, le livre s'effeuille...) 

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14 mai 2015

Je cuisine beaucoup mais parfois je lis… (trois lignes avant de m'endormir)

et je danse aussi

l'empreinte

diane

Non allez sans blaguer. Je bosse 12h par jour mais parfois je lis un peu aussi. Et dernièrement j'ai lu du bon et du très très bon même !

L'empreinte amoureuse je n'ai guère pu le lâcher. Mélanie Chappuis a crée une histoire pas banale : celle d'un homme promis à mort certaine qui fait le tour de ses ex pour connaître l'empreinte qu'il leur a laissée.

Cela m'a fait penser à ce très beau livre Je t'aime (maintenant) de Sandra Reinflet.

La plume de Mélanie trace toujours des lignes aussi belles à propos de l'amour. Je recommande chaudement. Je le relirai surement. 

Le dernier roman de Sandrine Roudeix m'a bluffée. J'ai adoré retrouver l'écriture de Sandrine. Unité de temps, de lieu et d'action. Une femme dans sa salle de bain cherchant l'angle parfait pour le selfie de sa vie...pas n'importe quelle femme. Unique et universelle à la fois. C'est elle et c'est nous. 

The last but not least : Et je danse aussi de Jean Claude Mourlevat et Anne Laure Bondoux. Un échange de mails entre un auteur et une de ses lectrices. Résolument addictif. 

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06 avril 2015

Baïnes de France Cavalié

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Pour tout vous avouer, je n'avais pas du tout accroché à "Restons en là" de France Cavalié, au point de l'abandonner.

"Baïnes" en revanche est d'emblée entré en résonance avec moi. A mi-livre j'ai pourtant marqué un temps de pause. Aujourd"hui je l'ai repris et fini. 

Je vais peiner à en parler. Je vais vous inviter à le lire. Que vous ayez été victime ou non de violence physique ou morale. Lisez le. 

C'est l'histoire d'une femme dont l'homme qu'elle aime lui fait vivre des montagnes russes épuisantes et dangeureuses : amour/haine, douceur/ violence, joie/tristesse, Chaud/froid.

Ne pas en croire ses yeux et ses oreilles, essayer d'oublier, de comprendre, de pardonner mais se perdre, ne plus oser être soi pour ne pas déclencher la colère de l'autre, avoir peur, se sentir triste d'en être arrivée là, être partagée entre l'envie de sauver sa peau en partant et celle de rester aux côtés du bourreau qu'on a épousé. 

Incroyablement seule dans cette histoire, Rose n'ose pas en parler. Qui la croirait ? Oleg est un homme que tout le monde trouve si formidable et tellement amoureux ! Allons, allons, rien qu'une querelle d'amoureux qui va passer ! Bien plus dangereux que cela. Bien plus destructeur. Un jeu psychologique dont elle peinera à sortir et ne le fera pas sans garder de grosses cicatrices. 

Quelques extraits :

"Ne laisse personne penser à ta place, ma douce" 

" la vie est douce et méchante"

"Rien de meilleur que ce moment nuage dans la maison nuit, oú les paroles filent comme des étoiles au plafond"

Merci Sabine d'avoir glissé entre mes mains cette histoire d'amour qui tourne au cauchemar.

Un entretien qui m'a beaucoup plu ICI

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