Les facéties de Lucie

26 mars 2014

Je déménage !!!

Les facéties littéraires ne me suffisaient plus.

J'y ajoute d'autres nourritures moins spirituelles pour encore plus de gourmandises. 

Vous pouvez continuer à me suivre par ici sur le blog "Les coudes sur la table". A tout de suite !!!

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16 mars 2014

Les petits ruisseaux de Rabaté

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Les petits ruisseaux forment les grandes rivières dit on. Les petites bulles de Rabaté forment une grande BD.

Lu d'un trait comme le blanc sauvignon que boivent Emile et Edmond, les deux personnages de cette histoire, tous les deux veufs et retraités. 

Ils se font de sacrés parties de pêche ensemble puis chacun rentre chez lui, Emile pour regarder les chiffres et les lettres et Edmond pour peindre des tableaux et repasser ses chemises pour conter fleurette.

Quand Edmond meurt, ses descendants mettent illico la maison en vente et font quasiment un feu de joie de ses toiles. Son ami Emile rejoindrait bien sa défunte épouse lui aussi. C'est sans compter sur de belles rencontres qui vont le ramener à la vie...

Coup de coeur pour cette BD optimiste, drôle et tendre. Il n'y a pas d'âge pour tomber amoureux et être heureux pour peu qu'on le veuille bien. 

J'ai adoré la gouaille des personnages, les dessins et le scénario de cette BD que je vous recommande chaudement. 

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08 mars 2014

La nonne et le brigand de Frédérique Deghelt

nonne 6 Quelques extraits pour commencer...

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"Je m'aperçois que la liberté est le mythe de ceux qui n'ont pas trouvé l'extase qui leur liera les poings et chevillera leur cœur ."

L'auteure, dans ce roman, a trempé sa plume directement dans le coeur des femmes qu'elle met en scène. Dans celui de Lysange femme mariée à John qui aime follement et déraisonnablement Pierre un photographe de guerre qui lui délivre son amour au compte goutte. Dans celui de Soeur Madeleine toute entière dévouée à Dieu jusqu'à sa rencontre avec Angel. 

Les trajectoires de ces deux femmes vont se croiser grâce à un carnet noir, le journal de Soeur Madeleine. Sa lecture sera plus qu'éclairante pour Lysange...

Quant à la mienne de ce roman, je ne sais pas quoi en dire. J'ai apprécié sa construction qui lève le voile au bon rythme et les mots pour dire l'amour qui nous surprend en naissant là où on ne l'attend pas, qui fait parfois mal par son intensité sans retour...

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01 mars 2014

Côme de Srjdjan Valjarevic

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Les raisons pour lesquelles j'ai choisi ce roman à la bibli sont intimes. Côme est une ville qui a abrité une si belle chose pour moi que j'y, que nous y retournerons en pélerinage.

Alors forcément j'ai peu réfléchi après lecture de la quatrième de couverture : un jeune auteur serbe, à qui la fondation Rockfeller attribue une bourse, passe 6 mois au bord du lac de Côme. C'est à Bellagio qu'il a sa résidence. C'est dans ce village qu'il va devenir un habitué des bars. Il faut dire que l'homme a une sacrée descente et un penchant pour l'alcool qui le maintiennent dans une ivresse perpétuelle. 

Ce livre est son journal de bord pendant ce séjour hors du temps et de son pays instable. Dans ce hâvre de paix, il ne travaille pas comme il devrait mais il ouvre ses yeux, ses oreilles et n'interrompt sa contemplation que pour dessiner sur un cahier avec une belle italienne. La barrière de la langue n'en est bientôt plus une et le solitaire s'entoure de jolies relations. 

Cette parenthèse italienne m'a beaucoup plu. Il me reste une impression agréable de lecture même si le dénouement n'en est pas un et que j'aurais aimé suivre encore cet homme. Une invitation à se laisser surprendre par la vie, à vivre à l'italienne, à savourer le temps, à partager, à méditer, à écrire en buvant un café ou un spritz bien frais !

Un extrait parmi tant : "De là haut, j'ai pu entendre le léger clapotis du lac. J'ai aussi senti son odeur, portée par une petite brise. Il n'y avait alors aucune pesanteur nulle part. on entendait les oiseaux tout le temps, de partout, ainsi que le léger crissement des feuilles mortes tombées à terre. Puis j'ai soudain entendu le grondement des trains qui me parvenait de très loin. C'était un vrai plaisir de percevoir tout cela, là, précisement à cet endroit là, à ce moment là. mais c'était un plaisir encore plus grand de ne rien faire, de ne pas agir, de juste garder les yeux ouverts en veillant à ce que rien ne m'échappe. "

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26 février 2014

La servante du Seigneur de Jean Louis Fournier

la servante du seigneur 

De Jean Louis Fournier j'avais déjà beaucoup aimé "où on va papa" dans lequel il usait d'humour noir pour parler de ses deux petits oiseaux handicapés et j'ai été particulièement touchée par "Veuf" roman doux amer dans lequel il évoque la mort de sa femme.

J'ai lu La servante du seigneur quasi d'une traite. La fin m'a fait l'effet d'un coup de poing. La servante du seigneur c'est la fille de Jean Louis Fournier. Elle est entrée dans les ordres comme on dit et pour son père c'est comme de l'avoir perdue. 

Dans chaque chapitre il emploie le tutoiement pour évoquer sa fille avant qu'elle ne rentre dans la chrétienté et le vouvoiement quand il parle de la religieuse qu'elle est devenue. 

Cette alternance met en balance une graphiste joyeuse, lumineuse et vivante et une religieuse triste, éteinte et campée sur ses certitudes. Cette dichotomie gouverne tout le livre. 

Et le final surprend. 

Les pères projettent, les pères espérent, les pères ont une certaine idée du bonheur pour leurs enfants et ne comprennent pas toujours qu'ils ne la partagent pas. Ils sont déçus, ils se sentent abandonnés. Et parfois ils font fausse route parce que leurs enfants ont trouvé la leur, la bonne. 

Un extrait éloquent : 

"Etre heureux ne devrait être conjugué qu'à la première personne du singulier et par le principal interessé. Il n'y a que lui qui sait s'il est heureux ou pas. Conclure que quelqu'un est heureux est toujours risqué. On peut avoir tout pour être heureux sauf le bonheur. Les symptômes comme le rire, l'humour, la bonne humeur, ne sont pas suffisants pour diagnostiquer le bonheur. Le bonheur est bien plus compliqué. C'est une harmonie aussi difficile à obtenir que le pianissimo de centaines d'instruments différents dans un orchestre symphonique"

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19 février 2014

En cuisine de Monica Ali

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Voici un pavé de 600 pages que j'ai lu de manière discontinue sans jamais décrocher. Tout simplement parce qu'une fois les personnages et l'intrigue posés, l'auteure déroule le fil avec talent et sa traductrice est plutôt douée.

Gabriel Lightfoot, la quarantaine, est le chef du restaurant d'un palace Londonien fatigué. Sous ses ordres, une brigade cosmopolite et bruyante, un panaché de caractères contrastés avec lesquels il lui faut composer.

Mais Gabriel ne compte pas croupir dans cet hôtel dont les fleurs sont en plastique. Il veut monter son propre établissement avec le concours de sa splendide et chanteuse de femme Charlie. 

Le corps sans vie d'un employé retrouvé dans les sous sols du resto et l'irruption de Léna dans la vie de Gabriel vont perturber ses projets et mettre en lumière l'esclavage moderne qui a cours dans son pays. 

Des passages à se lécher les babines, d'autres cruellement réalistes, certains drôles et touchants. Pas de cavalcades ni de rebondissements délirants et pourtant on ne veut pas lâcher cette histoire.

On veut savoir si la santé du père de Gabriel va s'améliorer, si le débit de parole de Jenny, la soeur de Gab, va diminuer, si Lena va envoûter notre chef cuisinier, s'il va prendre le risque de perdre sa belle Charlie. Et puis on se régale de l'ambiance de la filature familiale et des cuisines du restaurant. 

Et on se dit qu'on va lire d'autres romans de cette auteure. Sans trop tarder.

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02 février 2014

My january

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Sur une idée de Moka...

Fêter Noël après l'heure et plusieurs fois même/Prendre des pola et les glisser un peu partout/

Visiter un écrin à bonheur et être emballée/ S'y projeter.

Découvrir le moon yoga et essayer de reprogrammer l'eau dont je suis faite à 70 %/ avoir envie de recommencer à méditer.

Travailler plus que d'habitude/détester les grincements dans les rouages de l'équipe/ rêver d'être loin du travail/ se faire rattraper par le sourire des clients heureux ou leurs larmes d'émotion/

Se réjouir de rencontrer des chefs qui font si bien la cuisine/se poser sérieusement la question du blog cuisine

Envoyer des cartes de voeux manuscrites aux gens qu'on aime/ retrouver ses compagnons de formation autour d'un beau verre de vin et d'un diner divin, rire avec eux à en pleurer. 

Multiplier les apéros entre amis, sushi time et cie.

S'offrir des bottes hors budget parce que les soldes le permettent/s'offrir 4 robes parfaites parce que les soldes le permettent/ continuer ma collection chez Aubade (les soldes c'est fabuleux)

S'inscrire en bibliothèque et démarrer les emprunts par un livre de 600 pages alors que l'on peine à lire/ s'étonner et se réjouir d'apprendre que la bibliothécaire connait les facéties de lucie et lit le blog ! / me régaler, une fois n'est pas coutûme, de bandes dessinées...

Vivre une superbe aligot party avec ses ami(e)s et sa moitié/ 

Se féciliter d'avoir su oser le bonheur il y a 6 mois/ se rappeler que cette jolie plante s'arrose souvent pour garantir une éclosion de fleurs régulière et un feuillage bien vert. 

Sourire à la vie. 

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22 janvier 2014

Pietra viva de Léonor de Récondo, une oeuvre d'art.

pietra 

C'est Miss Livres voyageurs qui m'a offert ce roman pour mes 34 ans.  

Je n'accroche pas toujours avec les choix des éditions Sabine Weispieser. Les Trois lumières de Claire Keegan ne m'avait pas enchanté alors que la blogo était unanime par exemple. 

Mais Pietra viva c'est une oeuvre d'art. Un roman duquel auquel mot ne dépasse, sculpté à la perfection, avec un esthéticisme rare. 

Une fois sa lecture terminée, j'ai glané des phrases relues pour le plaisir, voulu replonger dans cette ambiance si particulière d'un roman dont on graverait bien le titre dans le marbre. 

Impossible de faire un billet à chaud et difficile de le faire des mois après immersion. Et pourtant l'envie furieuse de vous dire : Lisez le.

Une plume intemporelle et précise. Un roman qui pousse à la contemplation et à la pleine conscience. Une experience sensorielle et émotionnelle, spirituelle. 

L'hsitoire quand même après ces louanges :

C'est celle d'un homme qui a la fièvre de la pierre depuis tout petit au point de vouloir lui donner vie en la taillant et sculpter le monde pour le maitriser.

C'est Michelangelo et il est chargé de choisir les marbres pour la dernière demeure du Pape.

Il part à Carrare pour cette mission avec la douleur d'avoir perdu un être cher sans connaître la cause exacte de cette mort.

Dans les carrières, il rencontre un enfant qui va lui permettre tout doucement de retrouver l'envie de rire et la mémoire d'instants cruciaux qui ont fait de lui l'homme qu'il est, sensible, introverti, en retrait du monde.

Un artiste écroché vif qui taille la pierre pour mieux vivre. Qui enterre ses souvenirs les plus douloureux et met en veille son coeur pour ne pas trop souffrir. 

Allez zou filez l'acheter !

Le billet dithyrambique des livres voyageurs

et un billet dans lequel je me suis retrouvée 

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18 janvier 2014

Mes dernières lectures en vrac

 

carapaceles ignorants 

lucioles

En ce moment, je lis décousu : 1 page en buvant mon café, 2 pages et mes yeux se ferment, 4 et je descends du tram. Bref, je n'entre dans aucune histoire vraiment, je n'ai pas le temps de m'imprégner de l'atmosphère. Je suis un peu frustrée de ce rythme. Je ne suis pas capable de formuler un avis valable sur mes lectures.

La preuve je suis en train de peiner à lire l'été des lucioles de Gilles Paris. Pas de problème d'écriture, non, c'est toujours aussi inventif. Mais je perds le fil à force de coupures. Je vais donc abandonner alors que j'ai lu les 3/4.  Victor est un petit gars de 9 ans qui a un papa et deux mamans et qui craque sur une certaine Justine et sur le dulce leche (ahhh ! j'en veux !!!). Il a une grande soeur qui change très souvent de petit ami. Et puis il y a cette histoire de jumeaux fantômes et de villa mystérieuse et bahm là j'ai décroché, désolée. C'est trop "club des cinq" pour moi en ce moment...entendons nous bien j'ai adoré le club des cinq !

Ce qui m'a plu dans "La carapace de la tortue" de Marie Laure Hubert Nasser c'est l'exigence de Thérèse qui a soigneusement choisi ses voisins de palier, l'excentricité de Claudie et l'éclosion de Clotilde, jeune femme mal aimée qui s'extraie peu à peu de sa carapace au contact des habitants de l'immeuble. Une partie narration classique et une partie journal pour un roman facile à lire au dénouement inattendu et néanmoins attristant (c'est toujours comme ça quand on s'attache). Merci beaucoup à l'auteur et aux éditions Passiflore pour la découverte. On peut toujours décider d'emprunter le bon chemin. Faire un pas de côté. Enfin pas trop grand le pas quand même (lisez le roman vous comprendrez).

Quant aux ignorants de Davodeau, j'y ai appris des tas de choses sur le travail exigeant de la vigne, sur la naissance d'une BD, j'ai aimé ces deux hommes qui s'initient à leurs passions respectives, les dessins de Davodeau, les textes. Bref, une fois fermé je me suis dit : je vais le relire. 

Voilà un billet bien peu étayé mais voilà un billet. 

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04 janvier 2014

Se régaler avec des bulles et des duos de femmes et d'hommes à fleur de peau.

Il faut que je vous parle de BD. Noukette, Jérome et Moka me donnent toujours envie d'en lire davantage.

Le mois dernier deux très belles bandes dessinées ont croisé ma route ou moi la leur, bref. 

bleubleu 1

Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh est une BD que j'ai offerte dans le cadre d'un swap sans la lire. Puis le film est sorti. Je ne suis pas allée le voir. J'ai juste entendu les rumeurs autour de la fameuse scène de sexe.

C'est dans la bibliothèque de la personne avec laquelle je partage ma vie que j'ai retrouvée cette BD. Il n'y a pas de hasard.

Je l'ai lue, d'une traite. Je l'ai aimée, d'emblée.

Pour le dessin et pour les mots qui véhiculent tant d'émotions. C'est délicat et doux, rempli de fougue et de passion. J'ai apprécié la justesse des images qui décrivent le fol amour qui étonne, submerge, bouleverse et effraie, le désir, la tension sexuelle, le manque, la douleur du désamour.

Je l'ai aimée cette BD. Vous n'imaginez pas comme elle est tombée à point nommée entre mes mains...

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Come prima D'Alfred, je me la suis achetée et je l'ai offerte deux fois. Un bijou. 

Deux frères qui ne se sont pas revus depuis des années font route vers leur Italie natale pour y déposer les cendres de leur papa. L'occasion de remuer le couteau dans les plaies ou d'enterrer la hache de guerre ?!

Les non dits et les secrets de famille pèsent lourds parfois et font perdre beaucoup de temps. Il n'est peut être jamais trop tard finalement...

Le dessin est fabuleux, les textes biens sentis tout empreints de pudeur masculine. A lire.

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