Les facéties de Lucie

26 février 2017

Accords parfaits de Daria Bignardi. Coup de coeur !

ACCORDS PARFAITS

 

Je m'apprêtais à quitter la salle des romans de la médiathèque lorsque la couverture de ce livre a attiré mon attention. La 4ème de couverture a fini de me convaincre et j'ai bien fait de suivre mon instinct. 

Elle est belle l'histoire de Sara et d'Arno. Adolescents, ils se sont aimés le temps d'un été. Sara a quitté Arno. 

Seize ans plus tard, ils se retrouvent. C'est l'évidence, ils se marient et créent une famille composée de trois enfants. Arno a réalisé tout ses rêves : il est devenue viollonceliste à la Scalla et il a retrouvé sa Sara avec laquelle il vit un amour idéal.

Pourtant 4 jours avant Noël, Sara disparait en lui laissant un mot laconique sur la table de la cuisine. Elle évoque un besoin impérieux de s'éloigner. Arno croit à une mauvaise blague de sa femme. Son absence s'éternise. Il s'organise avec son métier et les enfants. Pour la retrouver il parcourt toute l'Italie à la rencontre de ceux qui connaissent ou ont connu Sara. Il s'aperçoit alors qu'il ne connaissait pas sa femme aussi bien qu'il le croyait. 

J'ai dévoré et adoré ce roman.

Il faut remercier la traductrice Anaïs Bokobza pour son travail réussi et l'auteure pour la manière dont elle a tissé cette histoire qui interroge subtilement la notion de couple. Le passé et le présent sont habilement mêlés. La tension maintenue est justement dosée. Les drames intimes sont crédibles et terribles. On s'attache aux personnages et on a envie de parcourir l'Italie aussi. Bravo !

"Je comprends maintenant d'où vient la capacité de Sara à nouer des relations intimes avec les personnes les plus disparates : de son père. Ces deux là sont un mélange de sauvagerie e d'empathie, ils sont proches à la fois de tout le monde et de personne." page 85

"A Cala Fasla, les couleurs sont changeantes. Ce matin  la mer est gris-bleu et le sable semble briller d'une lumière propre, lunaire tandis  que les rochers roses sont assombris par le ciel. On ne voit pas le soleil. Quelques rares groupes de nuages immobiles, blancs ou gris pâle, se détachent sur le ciel gris-violet : ici nous sommes au Nord , chaque instant de la journée et chaque jour de l'année est unique." page 109

"Les ciels bleus au soleil éblouissant et la mer plate sont rares par ici, mais personne n'en sent le manque. Ce paysage est en mutation permanente, il est inquiet, vivant. "

Clara avait aimé ces pages subtiles et remplies de finesse ! 

Gwen a été emballée !

Posté par lulu38 à 18:04 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


21 février 2017

Zen de Maxence Fermine. L'art de faire taire les dragons qui sommeillent en soi.

zen

 

Ce roman de Maxence Fermine a été glissé dans mon colis de Noël par Sabine des Livres voyageurs. Comme elle a bien fait ! 

La 4ème de couverture m'a parlé de suite et la citation en exergue aussi : "les vraies rencontres sont rares". François Cheng

Ce roman met en scène un japonais calligraphe, Maître Kuro. Retiré du monde, il pratique son art toute la journée dans le silence le plus absolu. Son quotidien est réglé comme du papier à musique : temps de travail, de repos, temps de repas et de méditation. Rien ni personne ne semble pouvoir le distraire de cette routine. C'était sans compter sur l'arrivée d'une jeune femme à laquelle il doit enseigner son art. Elle est comme une bourrasque d'air frais qui va le ramener à la vie. Je ne vous en dis pas davantage sous peine de dévoiler tous les secrets de cette histoire. 

Je l'ai déjà relu plusieurs fois par touches. Pas un mot n'est de trop. Ces 134 pages atteignent une densité émouvante. Bravo. 

On tente parfois de cacher ses tourments, d'éteindre le feu de la vie et les passions déraisonnables. On pense avoir atteint une certaine sagesse. Jusqu'à ce qu'une Yuna déboule dans notre existence et nous fasse réaliser qu'on ne peut pas vivre à moitié dans la tiédeur d'une discipline rassurante. 

page 55 "Après tout, il est parfois agréable de se laisser entrainer par l'imprévu. Qui est venu frapper à sa porte, telle une tempête de neige en plein été. Quelque chose d'absolument dérengeant, mais tellement rafaichissant. "

page 61 " le zen est une voue d'authenticité et d'éveil. Un état d'esprit. Basé sur le relâchement, la concentration et la méditation. Pour y parvenir, il est nécessaire d'entretenir son corps et de cultiver son esprit. retrouver la notion de geste naturel. Rester vrai. C'est le seul chemin à suivre pour connaître la plénitude."

zen

Posté par lulu38 à 16:52 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

20 février 2017

"Pars avec lui" d'Agnès Ledig

pars avec lui

 J'ai lu, dans le dernier numéro du magazine Flow, un portrait d'Agnès Ledig. J'ai alors mieux compris pourquoi sa plume m'a fait pleurer. Cette auteure est traversée par les émotions, les siennes et celles qu'elle perçoit si bien autour d'elle. Hypersensbile et douée d'empathie, elle est d'un optimisme sans faille malgré les coups durs qu'elle a vécus. 

En lisant les premiers mots de "Pars avec lui" j'aurais dû comprendre qu'il ferait fortement écho en moi : "C'est tout au fond de soi, dans l'obscurité des failles profondes, que l'on trouve parfois la force de se battre pour la lumière. L'amour sans respect n'est pas l'amour. En prendre conscience et le fuir ne constitue ni un échec ni même une défaite, mais une grande, une très grande victoire ". 

Je l'ai lu sans me douter qu'il me laisserait les yeux aquariums une fois refermé. Jusqu'à la moitié je me disais ok c'est un roman "feel good" facile à lire et sympathique. Il a finalement représenté bien plus que cela pour moi. 

L'histoire : un jeune pompier est soufflé par l'explosion de l'immeuble sur lequel il intervenait pour sauver un enfant des flammes. L'infirmière du service dans lequel il est hospitalisé va booster son envie de se remettre sur pied. Ils vont s'aider l'un l'autre à faire revenir la vie en eux. 

"Pars avec lui" c'est le message que souffle parfois la petite voix au fond de soi. Cela parait parfois déraisonnable et cela se révèle pourtant être la meilleure solution. 

"Rien n'arrive par hasard. Je suppose qu'il aura fallu que Juliette vive des choses très dures pour se libérer de cet homme. ça s'appelle l'experience. Après tout, nous souffrons tous et c'est ce qui nous indique le chemin à suivre ou celui à éviter. Pour moins souffrir la fois suivante." page 272

J'ai adoré l'idée de l'arc en ciel =

"-il y a une seule chose importante que vous puissiez faire pour ce bébé quand ça ne va pas et que vous avez peur pour lui, c'est lu envoyer un arc en ciel d'amour...

- un arc-en-ciel d'amour ?

- vous visualisez votre coeur, vous visualisez le sien, le trajet est court, et vous imaginez un ar-en-ciel d'amour de l'un à l'uatre. Un arc-en-ciel, parce que l'amour est tout aussi impalpable et immatériel, et tout aussi coloré. " page 212

"elle s'est délicatement posée sur la vie, comme une plume qui jusque là a été prise dans les remous des vents violents et rencontre enfin une zone de non-turbulence". page 218

"je suis souvent revenue sur ces années, en cherchant à comprendre ce qui avait bien pu se passer pour que je tombe dans cet engrenage malsain. J'ai compris que la seule chose qui m'avait vraiment manqué, c'était ce discernement dont on a besoin pour savoir si l'on se respecte. (...) je ne me suis pas respectée en laissant cet homme me mérpiser, me maltraiter psychiquement, puis physiquement."

"j'ai une certitude : on apprend la vie toute sa vie." "ça n'existe pas les personnes sensibles qui n'ont pas besoin d'un bouclier". "on a tous besoin de se sentir aimé véritablement, reconnu dans ses qualités et malgré ses défauts. Ainsi on peut s'épanouir sans crainte et sans jugement". page 342 et 343

Comme à Celeste du blog Livrogne, ce livre m'a fait du bien. 

Posté par lulu38 à 16:34 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

07 février 2017

Deux cigarettes dans le noir de Julien Dufresne-Lamy, à lire.

deux cigarettes 

Le 29 janvier je publiais sur facebook cette photo et ce commentaire : "Chic il existe encore des auteurs et des éditeurs qui m'envoient des romans malgré mon rythme de publication sur le blog. Pour la peine je l'ai entamé de suite !! Et il accroche d'entrée ! Merci !!" 

Julien Dufresne Lamy et Les éditions Belfond ont bien fait de m'envoyer ce roman. Je l'ai tout bonnement dévoré. La 4ème de couverture m'avait mis l'eau à la bouche.

Une fois ouvert, méfie toi lecteur, l'écriture te ferre et tu es foutu. Tu ne peux plus le lâcher. 

C'est à cause de l'écriture, oui, mais aussi à cause de cette femme singulière, Clémentine. On fait sa connaissance alors qu'elle est au volant, en route pour la maternité, secouée par de violentes contractions. Elle percute un piéton. Elle ne s'arrête pas. 

Une fois l'enfant né - Barnabé - les souvenirs remontent, par bribes, flous. Avant de donner la vie, Clémentine en a retiré une. Elle découvre qu'elle a privé le monde de la danse d'un grand nom : Pina Bausch. 

L'auteur m'avait mis en garde : "Attention aux rebondissements. (Bonhomme qui sourit)." En effet. 

Standardiste dans une usine de parfum, Clémentine est obsédée par la mort de Pina. Elle ne cesse d'avoir des flashs de l'accident. Elle enquête sur ce qu'il s'est passé cette nuit dont elle ne se souvient que de manière parcellaire. Elle veut savoir si elle est bien la meurtrière qu'elle croit. 

Elle lit et visionne tout ce qui concerne cette danseuse et chorégraphe talentueuse. On se régale des passages sur la création scénique de ce ballet de danse et sur le rôle de Pina qui demande à sa troupe d'exprimer ses émotions les plus viscérales par la danse. En remontant le fil de la vie de Pina, Clémentine revisite la sienne. Et l'on comprend alors ce qui l'a construit et d'où lui vient sa manière si particulière d'être mère. 

Un superbe roman sur la création et le procréation. Je l'ai aimé dans toutes ces facettes et vous le recommande chaudement. 

Un peu de philo pour finir je vous invite à lire cet article.  

Extraits

en parlant de son bébé : "il pèse comme un sac de courses, des courses de mi-semaine quand il reste encore quelques yaourts abricot dans le frigo" 

"la première nuit ici, Barnabé dort à tout rompre". 

Page 97 : "la naissance c'est comme un tatouage, le corps souffre mais il lave la mémoire."

page 199 " mon ventre se trouble"

deux cig

Posté par lulu38 à 20:03 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

06 février 2017

Une activité respectable de Julia Kerninon

une activité respectable

 

Sur le mur de Madeline Roth le post du 22 janvier 2017 m'a donné envie. Elle avait juste extrait deux passages du roman de Julie Kerninon. 

"Ma vie je la passe à lire des livres pour remettre les choses en place, pour me déplier, et c'est comme chanter tout bas à ma propre oreille pour me réveiller."

"Maintenant, mes livres sur des étagères de librairies paraissent logiques, évidents, on peut s'en servir pour justifier tous mes manquements, mais je me rappelle du moment où mes failles n'avaient pas encore d'explication, où il était possible qu'elles n'en aient jamais, et que je reste pour toujours à la porte de ce qui est important."

De cette auteure, je n'avais encore rien lu. Et pourtant "Buvard" m'avait souvent fait de l'oeil. Là j'ai craqué. 

"Une activité respectable" est une ode à la littérature et au rôle que les romans jouent dans nos vies, que nous soyons lecteur, écrivain ou les deux à la fois. Heureusement qu'il y a les mots pour nous aider à traverser l'existence. 

Ce court roman m'a parlé. Beaucoup. Sans doute parce que comme Julie j'ai été élevée par un dévoreuse de livres qui m'a en outre donnée une machine a écrire jaune. Comme celle que je vous glisse en photo, là. 

MZCHINE A ECRIRE

On écrivait beaucoup chez moi. Maman achetait des bloc notes, des crayons, des cahiers. Dans l'un d'entre eux, j'avais même commencé un roman. L'histoire d'un couple avec enfant unique qui emmenage dans une maison dont le grenier renferme une ancienne malle. La petite fille l'ouvre sans imaginer que c'est comme la boite de Pandore. Dès lors, de sacrés ennuis guettent sa famille. J'y décris les repas concoctés par la maman en long en large et en travers. (ça n'étonne personne n'est ce pas cette obsession pour la bouffe ?)

Lorsque je n'avais pas de livres ou de magazine sous la main,  j'ai comme Julie lu toutes les étiquettes de shampoing, papier wc, cornflakes, cookies,etc. Je continue parfois à le faire ...

Julia évoque le coup d'oeil de sa mère sur ses romans. C'est elle qui l'a convaincue de renoncer à décrire physiquement ses personnages "arguant que dans les livres d'horreur parfait qu'elle avait lus, les créatures monstrueuses ne sont décrites qu'au travers des bruits qu'ils font ou de l'odeur qu'ils dégagent, ou même la texture de leur peau, leur température, et que c'est dans ce silence que le lecteur est le plus en mesure d'assembler le monstre intime qui lui fait vraiment peur à lui, personnellement, parce qu'on ne peut pas exactement deviner ce qui effraie quelqu'un d'autre que soi. Il y a avait une seconde leçon à l'intérieur de la première - derrière la conviction de ma mère qu'il était important de laisser de la place au lecteur d'un livre, il y avait l'idée floue mais tenace que dans la réalité les autres étaient impénétrables quil devait exister des moyens pour comprendre et s'en faire comprendre, mais que ces moyens étaient encore plus complexes que le le problème qu'ils étaient censés résoudre." page 23 et 24. 

Julia prend une année sabatique pendant ces études pendant laquelle elle lit de manière boulimique le jour - elle " saute de livres en livres comme sur des nénuphars"- et écrit la nuit en mangeant des pommes. 

J'aodre la manière dont elle décrit ses introvertis de parents. Des choses certaines. Et notamment comme elle évoque son père, un homme ultraprévisible et prévoyant dont elle a hérité " sa façon d'envisager dans les moindres détails tous les cas de figure possibles avant de prendre la moindre décision." 

page 44 "j'ai vu ma mère être capable de tout (...) mais je n'ai jamais vraiment compris qu'elle avait appris toutes ces choses d'abord en échouant. "

page 48 "comme des répères, les livres nous mènent à d'autres livres, il nous font ricocher." 

page 54 "ma vie, je la passe a lire des livres pour remettre les choses en place, pour me déplier, et c'est comme chanter tout bas à ma propre oreille pour me réveiller." 

page 55 "Les histoires ne sont que des histoires, elles permettent une respiration mais ne réparent rien, elles sont ce qu'on peut fabriquer avec les petits débris retrouvés après les catastrophes, elles ne sont pas une seconde chance, simplement les louanges du mort chuchotés à l'oreille des survivants, ausi éloquentes qu'elles sont vaines. "

Voilà, je cesse de vous citer des extraits, je vous invite à le lire. 

Posté par lulu38 à 16:50 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,


12 janvier 2017

Retour sur mes lectures de TGV et d'Airbus.

Qui dit vacances au soleil au mois de Janvier, dit 3 h de train + 9 h d'avion aller et la même chose au retour sans compter les temps d'attente dans les gares et aéroport. Alors tu as le temps de lire même si tu as regardé les deux films diffusés pendant le vol et discuté avec tes voisins de fauteuils  (ou plutôt de mini sièges de la mal nommée compagnie XL airways, XS eut été plus juste)

J'ai lu 3 des 6 romans que j'avais emportés. Pas si mal. 

Ci dessous la photo du trio. De gauche à droite, coup de coeur, bon divertissement et déception ennuyeuse. 

IMG_1661

La femme au carnet rouge m'a charmé. Normal j'ai retrouvé la plume d'Antoine Laurain. (j'avais beaucoup aimé Fume et tue)  Il raconte l'histoire d'un libraire qui trouve un sac à main abandonné, lis le carnet intime qu'il contient et part en quête de sa propriétaire. Et tombe amoureux. Evidemment. 

Demain j'arrête de Gilles Legardinier a fait l'objet d'un tel tapage que j'ai fini par céder à cette pression et l'acheter. Alors oui c'est un bon divertissement. Et c'est déjà pas mal. Un faux air de Bridget Jones et de Kinsey Milone. L'auteur se glisse dans la tête d'une femme avec un réalisme étonnant. Evidemment elle tombe amoureuse d'un beau ténébreux qui semble fomenter un sale coup. Le bad boy l'obsède et lui fait faire des choses dingues. 

"N'oubliez jamais cette vérité absolue : ce qu'il y a de pire dans ce monde, ce ne sont pas les épreuves, ce sont les injustices." page 32. 

"il faut tout espérer, au risque d'être déçu.Il faut tout éprouver au risque d'être blessé, tout donner au risque d'être volé. " page 228

Enfin, l'apiculture selon Samuel Beckett m'a carrément perdu à mi chemin (pourtant le chemin est très court (80 pages). Je m'ennuyais ferme. Du même auteur, Martin Page, j'avais terriblement aimé Peut être une histoire d'amour. Cette fois, ça n'a pas matché entre nous, comme on dit. 

Posté par lulu38 à 19:02 - Commentaires [9] - Permalien [#]

09 décembre 2016

Petit coup d'oeil dans le rétro.

Cette année 2016 est passée tellement vite. Un petit recap' fait toujours du bien. Pour se souvenir des belles choses...

Janvier = Aller chez Mickey avec la belle famille, adorer les manèges à sensations fortes, revenir avec une bronchite carabinée, envoyer des voeux de toutes les couleurs.

 IMG_8256 IMG_8262

IMG_8346

 Février = Apéro entre amis, lasagnes improvisées. Résolution : faire du yoga à la maison (pas du tout tenue, tapis jamais déroulé) , rattraper le retard côté lecture et retrouver de belles plumes. 

IMG_8505IMG_8520

IMG_8510 

Mars : de la cuisine, beaucoup de cuisine, de nouveaux livres de recettes. Une nouvelle excuse pour manger du pannetonne, des combats de boxe et le sable des Stes Maries de la Mer. 

mars cuisinemars cuisine 1

cuisine mars 2cuisine mars 3

boxe mars

IMG_8828IMG_8825

 Avril 

Premier apéro sur salon de jardin, dehors. Premiers cafés au soleil, bonne pioche de lecture et tests de nouvelles recettes !!!

avril aperoavril café

avril lectureavril pzsteis

Mai : Devenir fleur soi même, boire du bon, du très bon vin. Organiser une belle soirée pour l'anniversaire de mon amour de poissonnier. 

rosa av

mai aperomai birthday

 Juin : Apero filles, Apero famille, Premières cerises et coup de coeur lecture ! Chercher des poux à son papa d'amour. 

juin apero 1juin apero

juin cerisesjuin livre

 

poux juin

 Juillet : mois de festival, boulot, boulot, boulot donc. Mais soirées oxygénantes : foot et Comte de Bouderbala et rencontrer enfin Sophie !!!!

juillet footjuillet festival

 

sophie m

Août = recevoir une visite amie, lire, lire, lire pendant les vacances pour voyager sans bouger. 

aout amiaout dej livre

aout livre

 Septembre : Reprendre le chemin du sport. Dévorer un bon livre. Voir son avis sur le dernier Joncour publier dans Vaucluse Matin.

sept livresport reprise

 

avis sept

Octobre : découvrir de nouveaux livres de recettes depuis devenus bibles, tourner avidement les pages d'un Musso devant un mug magnifique et passer dans le journal. 

livre octlivre oct 2

page turner octavis oct

Novembre : se refaire une garde robe dans une boutique parfaite, cuisiner les recettes de Marilou, apéro entre amis, voir publier son avis sur le dernier livre de Mathilde, dans Vaucluse matin, encore. 

nov bcprecettes marilou

apero novavis nov

 Décembre : décorer un sapin xxl roi des forêts, y glisser dessous un nouveau bouquin de recettes, se réunir en famille, bosser comme une dingue. 

sapinlivre dec

famille

Voilà. Et vous, votre année, elle était comment ??

Posté par lulu38 à 20:45 - Commentaires [2] - Permalien [#]

21 octobre 2016

Un paquebot dans les arbres. Valentine Goby. Embarquement immédiat.

paquebot

 

J'ai lu et dévoré sans vous en parler. A chaud je n'aurais pas su comment le faire. A froid, c'est pire. 

Le 19 septembre je disais : "Waow. Je suis page 22 seulement et déjà les mots de Valentine se sont saisis de moi pour ne plus me lâcher. Sa prose est d'une beauté...elle met en image et en son comme peu y parviennent !"

Le 2 octobre j'envoyais ce message à l'auteure : "Valentine, quelle beauté ce livre...j'en parle dès que j'ai du temps peut être demain. Je suis sous le charme."

Quelle histoire ! Inspirée de faits réels. Une super nana cette Mathilde. 

Je vous explique un peu. Pas tout. Il vous faut le lire. C'est tout. 

Les années 50. La Roche Guyon. Une famille heureuse. Un père charismatique. Une mère aimante. Ces deux là tiennent le coeur de la ville = le Balto. Un café qui fait un peu tout : tabac, épicierie. On y vient pour entendre des airs d'Harmonica et y danser pour oublier qu'on est mortel. Ce couple a trois enfants, deux filles, Annie, Mathilde et le garçon révé, Jacques. 

Un personnage indésirable s'immisce dans l'histoire et chamboule tout : la tuberculose. Elle fait de la famille des pestiférés. Les parents sont placés au sanatorium. Isolés l'un de l'autre. Les enfants sont placés dans trois familles d'accueil différentes. 

A partir de là, Mathilde n'a qu'une seule idée en tête : lutter quitte à s'oublier pour maintenir l'unité de sa famille.

C'est fort. C'est beau. Et on lit ce récit avec avidité. Et on quitte Mathilde avec difficulté. Attaché. 

Valentine Goby, bravo. 

Je vous recommande la lecture du fabuleux billet du blog "à l'ombre du noyer". 

Extraits : "écrire pour répéter le temps aimé, pour le recommencer, le prolonger, le dilater dans le futur." page 122

" Elle va danser toute la nuit et libérer les ruisseaux d'endorphine, les cascades d'hormones qui te rendent vivante." 

Posté par lulu38 à 18:58 - - Commentaires [12] - Permalien [#]

18 octobre 2016

Itinéraire d'une mission de vie de Marie-Luce DOSSCHE

itineraire

itineraire_1

Certains livres me bousculent, me questionnent, m'éclairent et me redonnent une dose d'élan vital.

Celui de Marie-Luce fait partie de cette catégorie. 

Le seul problème de ce genre de livres : plus je corne de pages et moins j'ai de facilité à vous en parler ici, c'est ainsi. J'ai lu Itinéraire d'une mission de vie en juin dernier. Je parviens seulement à écrire un billet que je sais d'avance imparfait. 

"Il n'y a pas de hasard, il n'y a pas que des rendez vous".

J'adore cette phrase de Paul Eluard. Marie-Luce en est convaincue : "les évènements que nous vivons ne se présentent pas par hasard".

A 35 ans, Marie Luce rêve d'être mère. Son corps s'y refuse. Elle interprète cette succession de pertes douloureuses comme un message à décoder. Enfin pas tout de suite. On ne perçoit pas toujours ces signaux. Il nous faut parfois répéter de nombreuses fois avant de comprendre. 

Lâcher prise, PNL, gestion des émotions, astrologie kharmique, référence interne et externe, motivation, peurs et croyances limitantes, Marie-Luce évoque toutes ces notions de développement personnel en partageant sa propre expérience. Cela devient accessible et motivant. 

Elle serine une chose dont je ne doutais pas mais qu'il est bon de se répeter cent fois : "Developper confiance en vous et en la vie est votre réalité. Vous avez besoin de moments où vous vous retirez dans votre jardin secret, hors du monde, et de moments où vous plongez dans la vie avec confiance. La confiance en vous est la puissance qui vous permettra de réussir dans tous les domaines de votre mission de vie. La confiance en lautre et dans l'abondance de la vie vous aidera également."

"Comment voulez vous être aimé si vous ne vous aimez pas ? Comment voulez vous faire un travail que vous ailez su vous croyez que vous n'avez pas droit à ce bonheur ? C'est impossible. Il faut vraiment commencer par soi même. "

Alors vous ne serez pas obligé d'adhérer à la vision kharmique de Marie-Luce. Elle nous explique qu'à la naissance notre âme apporte avec elle tous les acquis de nos vies antérieures y compris ce que nous n'avons pas intégré et que nous allons rejouer. Mais vous ressortirez de cette lecture reboosté. 

Je vous invite à lire le magnifique billet de Laura Marie qui fait écho à cette lecture. 

Merci Marie-Luce. 

Posté par lulu38 à 19:02 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

15 octobre 2016

Baumes de Valentine Goby. Votre nez se souvient.

baumes

IMG_0838

 

En Septembre 2014, j'ai reçu Baumes, un roman de Valentine Goby. Il a disparu dans un carton de déménagement, a changé de ville et de département. Je l'ai déballé. Sans le lire.

En Juin 2015, je l'ai ouvert. Je l'ai aimé. Beaucoup. J'ai retrouvé les notes que j'avais prises dans mon carnet To do maybe in 2015. Bein quoi ?! ils ont dit Maybe non ?!

Je suis de celles qui veulent connaître les pyramides olfactives des parfums. Autant des fragrances que j'apprécie que de celles qui m'agressent les narines. Les notes de tête (la plus volatile, elle vit seulement 2 heures), de coeur (qui se developpe pendant plusieurs heures) et de fond (celle qui subsiste parfois plusieurs jours) me passionnent.

Alors évidemment ce livre m'a parlé... J'y ai découvert que certains étaient Peaux comme d'autres sont nez. Ils essayent les parfums pour tester leur évolution. Valentine a exercé ce métier à New York. 

L'auteure nous livre un récit intime qui nous invite à revisiter les odeurs de notre vie.

Elle raconte son père qui travaillait dans une distillerie. Il était imprégné de toutes les odeurs de l'usine jusqu'à écoeurer Valentyne, la rendre malade. Je me souviens de l'odeur de fioul imprimée dans les mains de papa après avoir rempli le poêle à mazout. Certaines odeurs sans me rendre malade désormais m'écoeurent : celle du parfum Eden de Cacharel notamment, portée par ma grand mère maternelle. La mandarine tellement Yves Rocher, le mimosa et la violette forment un mélange qui m'incommode. 

Valentine  évoque le "corridor olfactif"qui l'a conduit vers sa mère. La mienne a toujours porté des parfums boisés, épicés et fruités (dolce vita et Angel notamment) .

Et que dire du choix du premier parfum ? Celui de Valentine se porte sur Paris.

Le mien a été inspiré par ceux portés par mes parents. Comme celles des parfums de maman, les essences que porte mon papa ont toujours été dans le trio : boisé épicée ambré.  Capturées dans sa barbe, elles s'impriment à tes joues quand tu l'embrasses. Je me souviens d'Egoïste qui associe Vanille de Madagascar et bois de sental et qu'il a porté longtemps (vous souvenez vous de cette publicité dans laquelle on voyait des femmes ouvrir et fermer les volets d'un immeuble en criant "égoïste!!!" ??) Son Rochas Man actuel lui va comme un gant avec ses notes de poivre, de café et de cèdre.

Mon premier choix s'est donc logiquement porté sur Féminité du bois de Shiseido réunissant le cèdre, la prune, la rose et les épices. Mon actuel "ambre des merveilles" d'Hermès est le cousin germain de mon quasi inétronable Kenzo Jungle (je l'ai abandonné pour ne pas avoir la même odeur que l'ex de mon ex) avec son accord ambré boisé sans fleurs apparentes.

Et aujourd'hui je niche mon nez dans le coup d'un homme, mon Homme, qui porte une "composition de quatre mouvements olfactifs , frais-boisé-épicé-sensuel ", forcément, ( Allure de Chanel aux notes de Tonka, Cèdre et poivre, santal et vanille) et dont les mains sentent parfois le poisson.

Aaaah les parfums de notre vie !!!

Je vous invite à lire ce roman de Valentine Goby et à vous laisser porter. Votre cerveau et votre coeur feront le reste. Les reminiscences vous feront chaud dedans. 

Posté par lulu38 à 19:24 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,