Les facéties de Lucie

29 janvier 2015

Ame graphique : atelier 3

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 Real men wear fuschia !!! C'est le pied cet atelier organisé par Les livres voyageurs !!!

amegraphique

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26 janvier 2015

Une photo, quelques mots …

arbre leil

Je t'ai dans la peau. Entre le derme et l'épiderme. Sel pur d'aluminium, cuivre ou cobalt, je ne sais pas exactement. Curcuma peut être, qui sait. Pour le jaune ils font ça il paraît. Combien de coup d'aiguilles ? Des milliers comme autant de petites morsures. Le dessin était parfait. Pas de bavure. Le bon format. Toi et moi gravé pour toujours. 

Un toujours de quelques mois. J'avais dit que je ne recommencerai pas. Plus rien d'inscrit sur mon corps. A la rigueur sur l'écorce d'un arbre, comme une adolescente, ou bien un cadenas sur le pont des arts. Mais plus de scarification, plus de poison dans mes pores. A chaque fois, j'oublie, je m'emballe, j'y crois. Je me fais tatouer. Et puis larguer. La fresque sur mon corps s'est dangereusement aggrandie. Il ne me reste que quelques centimètres de peau disponible et aussi peu d'espoir...

Fragment d'histoire écrit pour l'atelier de Leiloona.  

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25 janvier 2015

Les corps inutiles de Delphine Bertholon, ou l'art de devenir insensible.

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Je connaissais le retrait des sens en Yoga. Cette pratique consciente consiste à s'extraire de ce qui nous entoure. C'est loin d'être facile à conscientiser et quand on y parvient ça ne dure jamais longtemps.

Clémence n'a pas eu besoin de s'exercer pour perdre toute sensibilité. Il a suffit d'une mauvaise rencontre l'année de ses quinze ans pour que son corps se protège de toute autre tentative d'instrusion. Elle ne sent pas quand la tasse de café est bouillante, ni quand quelqu'un la touche. Tous les 29, lors du "moisiversaire" de ce soir où elle a perdu sa légèreté, elle joue avec le feu. Mais elle ne sent toujours rien. Combien de semaines, combien d'années encore sans pouvoir savourer le plaisir du toûcher, ce sens qui fait de nous un être vivant ? 

Je ne vous dirai pas comment et grâce à qui les fourmillements se feront sentir à nouveau sous la peau de Clémence, je vous dirai juste de lire ce roman original et envoûtant comme la tignasse rousse de cette jeune femme qui ne recule devant rien pour provoquer le destin. 

Elle a un truc avec les sens, Delphine. Ses personnages deviennent hypersensibles ou insensibles selon les romans. Dans l'effet Larsen, Mira, la mère de la narratrice souffrait d'hyperacousie. Son ouïe, donc, était exacerbé par le drame qui l'avait touché. Ici, c'est la sensibilité, le toucher, qui sont au contraire annihilés.  

Les femmes qui peuplent les romans de Delphine Bertholon sont des battantes. Nola deployait beaucoup d'énergie pour lutter contre les fantômes du passé et maintenir la tête de sa mère hors de l'eau. Ici, Clémence, cultive une rage qui la maintient malgrè tout en vie. Elle continue à se faire du mal mais elle reste debout perchée haut sur ses talons.

Et la trentaine des ces jeunes femmes est l'âge auquel se dénoue le passé...

Et l'on souffle avec elles de voir ce noeud desserée. 

corps inutiles

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" les nuages complotaient dans un ciel gris acier" ...page 152

 "On s'en fait tout un monde, mais tourner la page s'avère quelquefois d'une simplicité déconcertante."

 "Le cœur de Clémence lui tomba dans le ventre, rebondit sur l'estomac comme sur un fond sableux, joue au flipper dans sa cage thoracique, avant de rejoindre sa place initiale.

 "Je n'ai jamais aimé les beautés sans suspense" 222 

"Avant de vouloir aimer, Mademoiselle, il faudrait déjà cesser de vous haïr" page 318

"Sait on jamais comment les autres vous voient, ou ce qu'ils imaginent ? " page 140

Merci à Delphine Bertholon et aux éditions JC Lattès pour ce très bon moment de lecture et l'empreinte qu'il laissera en moi...

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22 janvier 2015

Ame Graphique : Atelier 2.

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La proposition du mot émanait de moi cette semaine.

Roue.

Celle qui tourne pour nous permettre d'avancer, de changer de paysage, la roue de la fortune, de la vie, la roue que font les enfants heureux sur les plages, la roue du paon qui courtise sa belle.  Elle n'est plus synonyme de torture comme au Moyen âge (quoique pour moi la roue d'un vélo évoque un effort détestable). On dit qu'elle tourne comme le vent quand une amie souffre. On les enjolive pour habiller sa voiture.

J'ai choisi celle grâce à laquelle on récupère l'énergie de l'eau. Cette roue à aube est une de celles du  quartier des teinturiers à Avignon. 

Merci petit carré jaune pour cette belle idée !

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19 janvier 2015

Une photo, quelques mots…(151ème)

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L'enchainement de messages : un couteau qui coupe dans mon coeur comme dans du beurre. Les yeux sont secs de ne pas avoir clignés assez. La bouche déshydratée, sèche comme du papier. Le sang a quitté la partie de mon corps que des fourmis ont colonisé. Comment est ce possible ? Je les ai relu. Essayant de comprendre. Non vraiment. 

Et puis tu me dis qu'hors contexte ça ne vaut rien, qu'il ne s'agit que d'humour. Une boutade entre potes rien de plus. Que je vois le mal alors qu'il n'y en a pas. Soit. Je n'y crois pas. Je soupire, je hausse les sourcils. Non vraiment ça dépasse mon entendement. Pourtant dans tes yeux c'est clair comme de l'eau de roche. Aucune malice. Tu m'aimes du fond de ton âme. 

Alors dans cet arc en ciel de sous vêtements après l'orage, j'ai envie de voir le signe que nous détenons un trésor. 

 

Ces quelques mots pour l'atelier de leiloona sur une photo de Romaric Cazaux.

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17 janvier 2015

Pardonnable, impardonnable de Valérie Tong Cuong, lorsqu'un tissu de mensonges se déchire.

 

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Deux pages pour figurer le tremblement de terre, magnitude 9 sur l'echelle de Richter : Milo, ado qui chute à vélo, en est l'épicentre. 

Trois cent trente cinq pages pour raconter comment s'est accumulé le magma et quelle force atteignent les répliques.  

Toute la famille les encaisse : Jeanne, la grand mère, qui ne veut pas être désignée comme telle, le père, Lino, sang melé d'alcool pour calmer l'angoise, la mère, Céleste, qui voit le positif en chaque chose, la tante, Marguerite, celle par qui le malheur arrive toujours...

La construction de cette histoire est brillante. Les vérités qui sont mises à jour un peu moins. 

5 temps : celui de la colère, de la haine, de la vengeance, de l'amertume et du pardon.

4 personnages qui remachent leurs souvenirs et donnent tour à tour leur version du récit familial. Un tissu de mensonges qui se déchire au rythme où le fait cette famille. Au coeur de tout, l'amour. La peur de ne pas en recevoir, la difficulté à en donner quand on a été bléssé, l'angoisse de le perdre et pourtant, l'impossibilité de s'en affranchir. 

J'aime la richesse du roman choral qui donne à voir la même histoire avec les yeux de tous les personnages.Valérie Tong Cuong excelle dans ce genre !

A la lecture on ressent tout le potentiel cinématographique de cette histoire. A quand l'adaptation ? 

Quelques extraits : 

"Combien de fois dans une vie l'être humain renonce-t-il à se faire confiance ?"

"On ne mesure correctement que ce que l'on perd"

"Il suffit de si peu de choses pour que nos vies bifurquent"

"Ainsi le temps ne guérit de rien, il se contente d'enfouir"

"J'offrais mon corps à qui voulait, cherchait seulement à vérifier si je méritais d'être aimée ou plutôt piétinée, une conduite absurde et délétère. Après chaque assaut négocié, la corrosion du désespoir creusait le trou déjà béant de mon coeur."  page 111...


Le livre du jour : "Pardonnable, impardonnable... par FranceInfo

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15 janvier 2015

Un mot, une photo...

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C'est le petit carré jaune qui a lancé ce jeu qui m'amuse : Elle donne un mot et le jeudi on publie une photo pour le représenter.

Le premier mot est Escalier.

Voici celui qui mène à mon nouvel appartement à Avignon, magnifiquement "plantifié" par mon voisin du dessus. Les hommes ont la main verte, n'est ce pas JM ? 

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08 janvier 2015

La liste de mes 21 je voeux...

1 - qu'un vent de paix souffle sur la planète (en ce jour de Deuil national, ce voeu résonne)

2 - garder intacte ma capacité d'émerveillement

3 - rire aux éclats un millier de fois (oui ça fait 3 fois par jour, ça...) à en être contagieuse

4 - cuisiner comme Anne Sophie Pic, Cyril Lignac et Thierry Marx réunis

5 - trouver les mots pour mettre l'eau à la bouche

6 - cesser de douter de moi

7 - méditer plus souvent

8 - enfin respirer de tout mon être

9 - continuer à diffuser mon optimisme autour de moi 

10 - faire des folies

11 - être mieux présente pour mes ami(e)s

12 - rencontrer Sophie, Mélanie, Caro, Laeti et Kevin

13 - revoir Charlotte, Clara, Mirontaine, Gaëlle, Gwen , Caro et Anne et JM bien sûr !!!

14 - oser sortir des sentiers battus

15 - écrire, et même pourquoi pas, une histoire avec une fin. 

16 - respecter mes valeurs

17 - ne pas me glisser à toute force dans d'autres moules

18 - lire beaucoup 

19 - danser !!!

20 - réaliser mes rêves

21 - voir la saison 2 de Broadchurch !!! 

Sur une idée originale de Sophie Machot, coach spécialiste de la culture du bonheur sous serre !

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07 janvier 2015

Molière à la campagne de Emmanuelle Delacomptée, éclairant.

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J'ai plongé illico dans l'histoire de cette jeune agrégée de lettres parisienne nommée dans un collège de province normande. Chaque semaine elle se tape des heures de car pour assister à ces deux journées de formation à l'IUFM d'Evreux. 71 kms séparent les deux établissements. Beaucoup plus en réalité car le fossé entre le charabia académique ( "lecture prospective, contamination lexicale et contamination morale" les parents d'élèves sont des "géniteurs d'apprenants", le "reférentiel bondissant oblique" est le ballon de rugby par ex) qu'on demande aux enseignants d'intégrer et la réalité du terrain est immense. Les modules sur les conflits en classe arrivent en milieu d'année quand le mal est déjà fait et ce n'est pas la coach qui fait faire des vocalises qui aide beaucoup. J'ai découvert l'absurdité des affectations et l'équation impossible à résoudre pour ses apprentis enseignants : s'adapter aux élèves tout en répondant aux exigences de l'inspecteur. Je dis souvent que le métier d'enseignant est l'un des plus difficiles mais je n'avais pas pris la pleine mesure de la faiblesse de leur formation. Il leur manque les clés pour établir la juste distance avec les élèves, les motiver de manière ludique. Ils apprennent sur le tas après s'être pris quelques coups... Je vous recommande la lecture de ce livre éclairant. Je serai curieuse de lire la suite, le regard de l'apprentie, après 8 ans d'experience, a forcément changé et la manière d'enseigner aussi. 

"Je ne supporte plus ce verbiage insensé que nous imposent des théoriciens perchés pendant qu'on rame sur le terrain."

"Peu importe qu'ils retiennent le passé antérieur. Je me dis que je ne les encourage pas assez, que je ne leur fais pas assez de compliments"

" vous devriez garder les jeux pour la fin de l'année, jeune fille."

Lu dans le cadre du prix Elle 2015

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05 janvier 2015

Une photo, quelques mots...

atelier leil 

Deux clics pour la réservation, deux autres pour payer, un mail de confirmation, un clic final pour l'impression du billet. Glissé dans une pochette plastique, le flashcode est prêt à être scanné par le contrôleur.  Je consulte mon téléphone toutes les 30 secondes.  Tu as lu mon message mais toujours pas répondu. Tu ne répondras pas.  D'habitude tu m'envoies trois mots tous les 8 ou 9 messages, pas davantage. J'espère que tu seras heureux de me voir. Que tes yeux brilleront de l'éclat malicieux que ma présence provoquait. Qu'un sourire naitra doucement sur tes lèvres. Que tes mains chaudes saisiront les miennes. Tu m'aurais dit "non, ne viens pas, je ne te demande pas ça" et "plus de messages stp" si tu n'avais pas eu envie que je saute dans ce train, hein ?!

 

C'était ma participation à l'atelier de Leil...

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